Le Terrier

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 La Bibliothèque

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Pino
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MessageSujet: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:24


Citation :
Livres de la bibliothèque :

  • Contes et légendes d’Anvers
    • Livre I :Skor, Pino et les Anversoises
    • Livre II : Le clown qui chante
    • Livre III : Comment l’eau de mer devint salée
    • Livre IV : Le vieux tout nu qui voulait changer la face du monde


  • Récit de villageois
    • La fable du loup et de l’homme
    • Le bois des sans-retour
    • L'oiseau et le sapin
    • Le pont du diable
    • Quand la mort s'invite au repas


  • Récits de La Roche
    • Tome I : L’Illusion diabolique
    • Tome II : Le Prodige


  • L'origine.
    • Livre I : Le vagabond et les hollandais.
    • Livre II : La graine
    • Livre III : Le divin breuvage


  • Récit d'un autre monde.
    • Livre I : La rencontre
    • Livre II : Du Nord au Sud
    • Livre III : La bataille pour la libertée


  • Encyclopédie.
    • Dico des Anverseries


  • Archives du comité des fêtes d'Anvers
    • Le combat de poules



Dernière édition par Pino le Sam 7 Fév - 1:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:25

Citation :




    [Fables et légendes d’Anvers]
    Livre I

    [Skor, Pino et les Anversoises]

Il était une fois, dans notre belle ville d'Antwerpen, de magnifiques demoiselles au sourire charmeur et à la peau douce, rêveuses et passionnées... Chaque rencontre avec l'une d'entre elles était plus que particulière, apportant joie, beauté et tendresse. Mais revêches aussi, et aimant à l'occasion le fromage corsé; ça leur rappelait l'odeur du slip de Pino.
Pino qui, rappelons le, était un beau guerrier super athlétique.
Ce jour là, Pino alla se baigner dans la rivière, l'eau changea de couleur, les poissons remontèrent ventres à la surface, des vapeurs inquiétantes émanaient de l'eau, accompagnées d'une odeur pestilentielle.
Tous les villageois, catastrophés, s'unirent pour trouver une solution à ce terrible problème. Ils se réunirent alors en conseil et désignèrent une charmante jeune femme différente chaque jour pour savonner Pino. La première gagnante mesurait près de 6 pieds, elle ne lui savonna que les cheveux mais de manière si sensuelle que Pino tomba sous le charme. Elle se prénommait Cunégonde, était blonde et se servit de sa forte poitrine pour caler la tête de Pino le temps du savonnage. C'était un vrai paradis, il en bavait de plaisir... La deuxième, Angevina, explosa de joie à l'annonce de son nom car elle adorait l'odeur des fromages corsés, et trouvant notre ami bien à son goût. Elle commença par l'embrasser copieusement. Ensuite, portée par ses préférences odorantes, elle s'attaqua aux pieds avec une voracité digne d'une ogresse affamée. C'est alors que Pino voulut s'enfuir sans même prendre le temps de se rechaussé, affrontant avec bravoure le sol ardent brûlé par l'astre du jour ; il courait comme s'il avait le diable aux trousses. Après ce départ précipité, que de dames déçues de ne pas avoir pu être tirées au sort.
Mais, c'était compter sans la ténacité des demoiselles anversoises qui cherchèrent alors du regard un autre beau guerrier à chouchouter. Leur choix était difficile, mais leurs regards émerveillés tombèrent sur skorwatchkha, jeune anversois dont peu avait déjà goûté les vertus. Il se présenta à ces dames avec tant de galanterie que chacune d'entre elles tomba immédiatement sous le charme. C'est ainsi que le Harem de Skor fut constitué des plus belles filles d'Anvers, qui rappelons-le étaient de magnifiques demoiselles au sourire charmeur et à la peau douce, rêveuses et passionnées...
Bien sur les ravissantes et chevalines, Cunégonde et Angevina étaient là et comptaient bien sur le jeune Skor pour leur faire oublier Pino. Skor savait que les deux femmes avaient eu leur tour avec Pino même si celui-ci ne s'en était toujours pas remis.

Ce jour là, Pino revient vert de jalousie et se met à trépigner comme un petit enfant capricieux en pleurnichant, demandant sans arrêt où étaient passées les jolies femmes du village qui s'occupaient si bien de lui. C'est à ce moment-là qu'il aperçut Cunégonde courir vers lui, seins à terre. Skor, voyant un membre de son harem partir vers Pino se remit en question, mais ne se laissa pas abattre pour autant. Il se tourna vers le reste de son harem et décida de faire oublier Pino et son charme ravageur à ces charmantes jeunes filles. Pour ça, il cria en direction des jeunes femmes : « je vous dispense de laver mon linge si vous acceptez de rester à mes côtés !!! Et aussi, Je vous offre tous mes Slips Puants!!! » Les demoiselles eurent un grand sourire et sautèrent sur Skor qui ne tarda pas à crouler sous le nombre, ce dernier se mit à rire comme un petit fou.

Mais cette débauche de luxure ne plaisait pas à tout le monde. Pinounet en était plus que dépité, et se roulait par terre, près de la flaque de boue. Magicius qui passait par-là, le prit pour une de ses cochonnes et alla l'attacher par le cou.

- Vas-tu venir, vilaine truie ? Lui dit-il...

Il se mit alors à traîner sa Pinotruie, jusqu'au moment où il reconnut celui ci et commença à se morfondre en excuses. Pino, couvert de boue, regarda Magi et dit: "Je veux bien te pardonner, mais il va falloir que tu m'aides. Afin de donner le change à ce jeune impétueux de Skor, rassemble-moi toutes tes cochonnes, j'ai un plan machiavélique."

Magi s'exécuta sans poser une seule question. Il faut dire que Pino avait vraiment beaucoup de charme et que même les hommes y succombaient. Magicius revint suivi de plus de septante cochonnes auxquelles il posa une perruque et des habits de femme, on aurait dit une armée de Fidelma ! Puis Pino alla chercher Skor sous un faux prétexte. Quand celui-ci arriva à proximité du troupeau de cochonnes, il fût tout étonné de voir des femmes qui n'étaient pas dans son harem. Il commença alors à les embrasser goulûment chacune, puis leur chatouilla à chacune le menton. Pino, profitant lâchement de l'excitation de Skor, alla chercher le harem "officiel", paradant comme un jeune coq au milieu des donzelles, leur annonçant qu'elles allaient avoir une belle surprise ! En voyant Skor fricoter avec les cochonnes, elles partirent d'un grand éclat de rire ! Ce dernier, rouge de honte, s'enfuit en courant dans les bois, laissant place nette à Pino qui se frottait déjà les mains.

Il vécut heureux entouré de toutes ses femmes et fit plein de petits Pino. Quant à Skor, on n'entendit plus jamais parler de lui.


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:26

Citation :
    [Fables et légendes d’Anvers]
    Livre II

    [Le clown qui chante]


Un beau jour à Anvers, il se passa quelque chose d'extraordinaire : une des fleurs de la serre de Joze se mit à chanter, et la belle fleuriste avait un comportement étrange. Elle aussi chantait sans arrêt, d'une voix magnifique, de douces chansons qui endorment toutes personnes l'entendant chanter. C'était absolument hallucinant, surtout que sa voix portait à des lieues à la ronde. Tout le quartier où habitait Joze se trouvait régulièrement plongé dans un sommeil profond. Il n'était donc pas rare de croiser à n'importe quel moment de la journée des hommes et des femmes profondément endormis à même le sol. Mais quiconque entendait la fleur chanter, recevait par la grâce d'Aristote un pouvoir peu commun. Leurs rêves étaient peuplés de songes somptueux, qui leur apportaient luxe, calme et volupté... Ils affichaient tout un sourire niais, sous lesquels l'on devinait bien des plaisirs pour la plupart imaginaires, mais aidant à trouver une certaine quiétude que tous souhaitaient...

Par une après-midi particulièrement chaude, Joze et la fleur se mirent à chanter à tue-tête une ballade sur un beau Prince anversois, Pino qui était plus bourré que bourru passa près de la boutique et se dit que l'on chantait ses louanges. Sûr de son fait, il entra dans la boutique. Un Clown très souriant l'accueillit, l'invitant à prendre part à ce cantique mélodieux qui s'élevait par delà les nuages.
Pino prit la parole:
- Je vous remercie pour ces louanges, qui si bien chantées, trouvent grâce à mes esgourdes. Je vais alors vous en pousser une petite de mon cru.
Et voila notre Pino, qui sûr de son fait, se met à barrir une douce chanson, très gentiment intitulée "la grosse Cunégonde". C'est alors que la fleur de Joze se mit à pleurer toutes les larmes de son corps, la pauvre qui était habituée à mélodies plus douces, commença à se flétrir de façon particulièrement inquiétante. Le Clown se mit à être triste et Pino, se rendant compte des dégâts qu'il était en train de provoquer, se figea, se rapprocha du Clown triste et lui tapota gentiment l'épaule tout en lui chuchotant à l'oreille : " T'inquiète pas... je viens juste ici pour réveiller les voisins... "
Le clown le regarda et eut un grand sourire, lui disant alors avec une très grande assurance "Réveiller les voisins... voilà un jeu qui pourrait être dans mes cordes !!

C'est alors que le Clown se mit à chanter le futur hymne national du Canada, prenant une voix de baryton, allant crescendo en puissance, jusqu'à en faire trembler les vitres de la serre. A ce moment là, le voisinage se réveilla en sursaut, entièrement sorti de sa torpeur. C'est à ce moment là que Jozéphine, les oreilles vrillées par cette voix puissante, sortit de la serre afin de s'excuser auprès de son voisinage, tout en fustigeant du regard le clown qui braillait à qui mieux et en l'attrapant vertement par l'oreille " Viens ici toi !! Et arrête cette cacophonie !! Tu vas devoir t'excuser devant tout le monde, et immédiatement, sinon je t'enferme dans l'arrière boutique jusqu'à ce que tu acceptes...
Le clown, résigné, se rapprocha du centre de la placette et prit la parole devant les Anversoises et Anversois qui le regardaient méchamment. Le clown pointa du doigt Pino, un doigt faussement accusateur, fourbe, empli de traîtrise, et déclara qu'il n'était personnellement responsable de rien, et que le vrai coupable était l'homme qu'il était en train de désigner. C'est ainsi que Pino fut démasqué.
Depuis ce jour le pauvre homme croupit dans un cachot humide, avec pour seul geôlier un clown, hilare, bien heureux de sa plus grande blague.


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:27

Citation :
[Fables et légendes d’Anvers]
Livre III

[Comment l’eau de mer devint salée]

Il y a fort longtemps, en des temps immémoriaux, les mers et océans peuplés de sirènes, recouvraient presque toute la surface de la terre. Une belle grosse sirène prénommée Cunégonde en était la reine incontestée tant ses qualités de souveraine étaient appréciées et reconnues dans tout le royaume sous-marin. Ce Royaume était peuplé de personnages féeriques, tous plus beaux les uns que les autres, et vivant en parfaite harmonie, se nourrissant de bulles d'air et du fruit d'une algue disparue de nos jours qui recouvrait les fonds marins. Un jour, un affreux requin nagea dans le fin fond des abîmes à la recherche d'une proie facile à se mettre sous la dent, ondulant dans les eaux claires du Royaume, mettant en œuvre tous ses sens olfactifs pour l'aider dans sa quête meurtrière. Ce requin était une calamité pour le Royaume des mers, et la reine Cunégonde réfléchissait ardemment à la meilleure façon de se débarrasser de ce véritable fléau, c'est alors qu'elle eut l'idée de lui tendre un piège. Elle envoya une poignée de tritons chercher leurs armes et seller leurs montures pour combattre ce fléau.

Hélas, après quelques jours d'attente, un seul et pauvre triton est revenu. Cependant, il avait de bonnes nouvelles. Le requin n'était pas invincible, il avait un point faible, c'était de se faire chatouiller le bout de la queue... euhhhhh de poisson. Il tenait à le préciser, car tout autre chatouillis aurait pu donner le goût au requin de revenir se faire manier... Le requin chatouillé serait prit de convulsion et commencerait à gonfler. La reine Cunégonde décida donc d'organiser un concours afin d'élire le ou la meilleure chatouilleuse du royaume qui serait désigné pour aller combattre l'affreux requin. Dans tout le vaste royaume on commença à se rassembler pour assister à la compétition qui promettait d'être serrée et surtout très amusante. Voici comment les choses étaient organisées. Une série de cobayes fut sélectionnée dans les différentes castes. Chaque candidat se voyait attribuer un cobaye à tour de rôle, et charge à lui de le chatouiller du mieux qu'il pouvait. Des rires commencèrent alors à surgir des profondeurs des mers, certains même dégageaient souffrance tellement le chatouilleur attribué était efficace ! Tout autour d'eux, l'eau devint embrouillée d'un véritable nuage blanchâtre. De petites bulles contenant rires, larmes et différents sentiments exprimés par les cobayes remontaient à la surface. Le requin, alerté par tout ce grabuge, partit aussitôt en direction de la capitale, prêt à en découdre avec celle qu'il considérait comme une "empêcheuse" de nager en rond, la reine Cunégonde. Le concourt venait à peine de se terminer et le vainqueur pas encore désigné que soudain le requin surgit, saisit la reine entre ces mâchoires de cauchemar et la broya de plusieurs coups de dents rageurs.

Un des disciples de la reine eut alors l'idée d'aller chercher sur la terre du sel, qui pousse, on le sait sur les selliers, afin de le jeter sur les yeux du requin. A son grand étonnement, ceci rendit fou le requin, cette attaque semblait très efficace contre l'affreux, peut-être même plus que les chatouilles. Tous les disciples se ruèrent en direction des selliers pour en lancer sur l'affreux monstre. Il se débattit furieusement et malgré quelques coups de dents meurtriers les fidèles finir par littéralement le noyé dans un flot blanchâtre, malheureusement ils oublièrent que le pire ennemi de la vie est le sel, celui-ci commença bientôt à pomper l'eau de leurs cellules ce qui les entraîna vers la mort, pas un n'en réchappa. Tellement de sel a été dispersé dans l'eau durant la bataille que la mer est devenue salée, nous rappelant chaque jour le courage de ce peuple qui s'est sacrifié.


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:27

Citation :
[La fable du loup et de l’homme]

Il était une fois, dans notre belle forêt anversoise, un homme revenant du marcher avec une lourde charge contenant différentes victuailles achetés à un marchant peu scrupuleux. Il transportait de la viande par kilos. Ce qui attira un loup qui sauta hors d’un buisson sur la route du passant.

-Holà, belle journée n’est pas ? Lança le loup.

L’homme, un peu apeuré acquiesça d’un rapide geste de la tête. Le loup fit plusieurs fois le tour de lui et de sa cargaison en se léchant les babines.

-Qu’est-ce qui m’empêcherait de te manger toi et ta cargaison ? Regarde, j’ai des griffes et des dents. Et toi qu’a-tu pour te défendre ? Commença le loup. J’ai entendu dire que les hommes avaient la ruse pour se défendre. Est-ce vrai ? Continua-t-il. Montre-moi ta ruse.

L’homme un peu confus de répondre.
-Mais… ça ne se voit pas la ruse. Je ne puis-t’en montre les composantes.
-C’est bien ce qu’il me semblait. Cette ruse dont vous ètes si fière n’est qu’une fable. Elle n’existe pas.

L’homme réfléchit un court instant puis ajouta.

-D’accord, je veux bien te montré ma ruse, mais elle est au village. Je vais aller la chercher.
-Minute ! Dit le loup. Tu es peut-être intelligent mais je ne suis pas bête. Qu’est-ce qui me dit que tu va revenir après ? Tu as essayé de m’avoir ! Je vais te dévorer tout de suite.

Le loup ouvrit une grande bouche…

-Non… attend… je vais laisser ma cargaison ici en gage. Ma ruse est très grand et elle en vaux la peine.

Apres un petit temps de réflexion, le loup laissa l’homme retourner à son village.

-Et sois rapide surtout. Je n’aime pas attendre.
-D’accord, mais pour être sur que tu ne mange pas mes réserves pendant mon absence, il faut que je t’attache les pattes a un arbre.
-Oui. C’est juste. Acquiesça le loup.

Le loup se laissa attacher. L’homme vérifia plusieurs fois que ses liens étaient solides, puis il ramassa un long bâton et rossa violemment le loup.

-Hahaha !! Tu voulais voir ma ruse, hé! ben la voilà…

Par Pino (inspiré d’une fable vietnamienne)
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:28

Citation :
[Le bois des sans-retour]

Il était un temps pas si lointain ou la vie des campagnes était rythmée au son des légendes… Généralement, tout commençait par l’arrivée d’un beau chevalier sur sont Fidel destrier…
Passant à proximité d’un bois, le preux chevalier entendit un cris venant des profondeurs de la forêt. Il interrogea un paysan qui se trouvait par la a cueillir du bois a l’orée.

-Eh ! Manant ! Quel est ce cri ?
-Ah. Noble seigneur. Passez votre chemin… Ceci est le bois des sans-retour ! Tous ceux qui ont voulu y pénétrer n’en sont jamais ressortis ! Passez votre chemin pendant qu’il est encore temps !
-Eh. L’homme ne te moques-tu point de moi ? Je vois la-bas quelqu’un qui en sort justement ! Ajouta le chevalier en montrant un homme qui tirai un bœuf harnaché a un tronc.
Oh. Lui ? C’est spécial noble seigneur ! C’est Clotaire le bûcheron. Il a pour devoir de ramasser le bois mort pour alimenter les cheminées des châteaux alentours !.

Le soir, après avoir trouvé une taverne où passer la nuit, le chevalier demanda un repas a l’aubergiste.

-Dis-moi aubergiste, ton menu est a l’image de ton pays : bien pauvre !
-C’est que notre région a beaucoup souffert noble sir… Si vous l’aviez connue autre fois, avec ses forêts giboyeuses et ses rivières ou frétillaient truites et saumons… Mais voilà : il a fallu que le malheur s’abatte sur notre seigneur bien aimé… On lui enleva sa fille et réclama 1000 pièce d’or de rançon !
-Fichtre ! il est vrai que la somme est rondelette pour une simple demoiselle !
-Bientôt un bruit circula, comme quoi elle était enfermée dans une Nef, flottant un milieu de l’étangs du bois des sans-retours ! Ses trois frères s’y précipitèrent, mais aucun d’entre eux n’en revint. Le vieux roi désespéré par tant d’infortune, tenta alors de réunir les 1000 pièces d’or… Pour cela il fit abattre tous les arbres de la région. Vider les étangs et les rivières de leurs poisson et vendit tout ! …Mais voilà qu’en faisant ses comptes, il s’aperçu qu’il n’avait que… 999 pièces ! Le Roi, malgré son grand age, parcourut tout ses fiefs pour trouver cette ultime pièce… Mais les gens étaient si pauvres qu’ils ne purent lui être d’aucun secours, à l’exception de… Clotaire, le bûcheron : « Voilà sir, mon unique trésor. Je vous la cède en échange de l’exploitation de votre dernier bois : celui des sans-retours ! » « Je te l’accorde ! de toute façon, personne ne veut y travailler. »
Usé par tant de malheurs, le Roi mourut brutalement le lendemain. Depuis, les troubadours inscrivent cette histoire à leur répertoire, et la chantent aux seigneurs qui les accueillent. Inutile de préciser que les plus téméraires d’entre eux se ruèrent dans le fameux bois… Et aucun n’en revint !
-Ahahahah ! les nigauds ! je vais vous la ramener moi, votre princesse !
-Non, messire ! non ! Je ne veux pas perdre un si bon client ! N’y allez pas je vous en conjure !
-Pleutre !! Crois-moi, ton histoire n’est qu’une pale anecdote par rapport a tout ce que j’ai déjà du affronter… J’irai demain dès l’aube…

Le lendemain, sur le chemin qui menait a la foret des sans-retour, le chevalier croisa Clotaire.

-Tien ? Encore toi ? Tu ne travaille pas aujourd’hui ?
-Non messire ! En ce moment, le bois n’est pas d’assez noble qualité ! Je ne m’intéresse qu’au essences nobles !
-C’est par ce chemin qu’on attend le lac ?
-Ben je n’en sais rien, ceux qui s’y sont rendu n’en sont jamais revenu en donner la réponse.
Tiens bûcherons !… voilà une pièce d’or ! si je ne suis pas revenu a la tombée de la nuit, tu pars me rechercher et tu me ramène ici, coûte que coûte !
-Meri sire…
-Allons ! En avant ! fidèle Tarentule ! Dit-il en éperonnant son cheval.
Le courageux chevalier s’enfonça dans le petit bois, se laissant guider par les langues de brume qui lui indiquaient l’emplacement des zones humides. Dans une végétation de plus en plus dense et épineuse, le trace du chemin devint sentier, puis s’estompa…
-Palsambleu !! Impossible de passer a cheval ! Attend moi ici Tarentule…
Mais le cheval enserrer par moult branches épineuses, pris de panique s’échappa hors du bois… Qu’importe ! pour se frayer un passage, il lui restait sa fidèle épée Alienor… Bien que redoublant d’efforts, sa progressions se fit de plus en plus lente… Ses pas se faisaient de plus en plus lourds… ses gestes plus lents. Une certaines raideur s’empara se son corps… C’est alors qu’il compris ! Ses pieds s’enracinaient dans le sol…
Ses main se recroquevillèrent. Ne pouvant plus serrer son épée il l’abandonna un pied d’un bosquet. Pourtant, il parvint quand même a poursuivre sa quête et à deviner bientôt les berges de l’étang… Puis la silhouette silencieuse d’un nef d’argent d’où une jeune fille aux cheveux d’or semblait lui tendre son bras… En réponse, dans un dernier effort, il tendit tout son être vers la belle aux cheveux d’or. Mais il ne put la toucher… c’en était fini pour lui. Il resta figer comme un arbre qu’il était devenu.
Plus tard, le bûcheron apparut près du lac.
-Vous voyez chevalier, j’ai tenu parole : je suis venu vous chercher à la nuit tombée.
Il pris sa hache et abattit l’arbre qui s’effondra dan un bruit qui ressemblait plus a un cri qu’au bruit fait par un arbre qui tombe…

De nos jours, quand on se promène près de ce lac, on peut toujours voir des arbres penchés au-dessus de l’eau comme s’ils essayaient de toucher quelque chose au loin. Il paraît aussi que quand on met un de ces arbres dans le feu, on peut entendre un crépitement semblable à des gémissements…

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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:28

Citation :
[Fables et légendes d’Anvers]
Livre IV

[Le vieux tout nu qui voulait changer la face du monde]

Fut un temps dans une sombre cave lointaine, vivait un vieil ermite qui ne portait rien sur lui. Dans le coin on l'affublait du nom de "vieux tout nu", ce qui ne manquait pas de faire sourire les étrangers de passage qui faisaient le détour pour observer l'homme dans son intimité . Le "vieux tout nu" finis par être agacer par le va et viens des visiteurs , lui qui avait fait vœux de nudité se sentais aujourd'hui bien seul a respecter ce noble serment. C'est à lors qu'un jour, il fit la rencontre d'une vagabonde presque nue. Ils discutèrent longuement de l'avenir de leur noble profession d'ermite nudiste , et finalement après 4 jours de délibérations , ils allèrent coller des affiches de recrutement un peu partout dans la région. Tous les autres villageois les regardèrent d'un air hautin. Mais bravant les regards dédaigneux quelque villageois désireux de suivre cette respectable voix de nudité allèrent rejoindre les 2 ermites dans leur grotte lointaine , à la fin de la journée on en comptait une trentaine. La plus part avait un regard baladeur et regardait avidement les autres... détaillant avec un étrange regard le corps ainsi exposé de leur congénères . Le "vieux tout nu" était inquiet tout ces regards lubriques créaient des tensions au seins de la petite communauté , il fallait à tout prix les faire cesser au risque de perdre son petit paradis souterrains il décida donc de séparer hommes et femmes en 2 groupes, il s'adressa donc a eux dans ces termes :
- Communauté du Nu !! Votre voie de sagesse nue n'est pas encore atteinte pour la plupart d'entre vous. Votre lubricité implique de vous séparer !!
Une grande tenture fut tirée dans la cave pour séparer les deux genres. De grands problèmes apparurent rapidement , le côté homme était toujours dans l'ombre car au fond de la caverne , quand aux côté femme , il ne disposait pas de toilettes , ce ceux étant au fond de la grotte ce qui devint vite une source de conflit. La panique envahit les lieux. Autant les hommes que les femmes se sentir en prison, surtout les femmes qui n'avaient pas de toilettes. Le vieux tout nu et sa compagne, sentant le danger d'une révolte au sein même de leur caverne de leur utopie, décidèrent d'enlever la grande tenture... Tout l'espace ainsi dévoilé allégea les rancoeurs, mais l'ambiance lubrique d'auparavant revint au galop. Le couple guide, ne savait plus que faire pour faire perdurer leur rêve. Finalement, sous un coup de tête, ils fuyèrent l'endroit laissant les homme et les femmes à leur comportement primaire et bestiale. La communauté en l'absence de leurs guides ne perdura point longtemps, car après quelques jours de débauche, ses membres reprirent le chemin de leur vie d'antan, remplie de vêtement, et faisant la joie des tisserands.
Nos deux comparses, loin de cette folie, allèrent le plus loin possible de cette maudite maison close afin de reconstruire leur rêve ailleurs. L'histoire ne dis pas s'ils ont réussi.


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:29

Citation :


Récits de La Roche

Préambule de la collection.

Un jour pas si lointain, quelque part au fond d’une vallée perdue, un voyageur anversois s’endort appuyé sur une roche ancestrale…

Etrange alchimie de la nature que cette roche qui aspira les souvenirs du voyageur endormi et les glisse à l’oreille de tout autre passant qui s’y appuie…

Si vous passez par là voilà ce que vous pourriez entendre…


Tome I - L’Illusion diabolique

A Dame Tina de Sheratan


Chapitre I – Sur le lac des enfers

Quelque part dans les profondeurs de l’enfer gît un sombre lac. Sur ses eaux mornes et noires parsemées d’écueils tranchants nage un somptueux cygne au plumage luisant ; inscrit sur le registre des enfers sous le nom de Tanaelle du Lac.

Un jour arriva sur le lac une nouvelle fournée de damnés à peine sortie du creuset de Belzébuth. Parmi les nouveaux arrivants : un cygne au pelage rabougri inscrit sur le registre des enfers sous le nom d’Odon La Rive.

Tanaelle, heureuse de voir surgir un autre cygne en ce triste lieu, lui fit l’accueil d’un sourire…

Ce sourire croisa un regard et une âme terne…
Ce sourire y alluma une maigre flamme…
Ce sourire généra l’espoir…

Mais y a-t-il place en enfer pour l’espoir…

Chapitre II – Jeu de lumières

Maléfice ou espoir, nul ne le savait…mais la chose grandit en Odon au fur et à mesure que la lumière de sa flamme se faisait plus vive.

Cette lumière lui permettait de voir les abords du lac, d’éviter les écueils tranchants…

Petit à petit l’idée lui vint que cette lumière pourrait l’aider à trouver une issue à ce lac maudit, une issue qui lui permettrait de substituer la pleine lumière de l’astre du jour à celle de sa frêle flammèche.

Petit à petit l’idée lui vint que cela ne serait point possible sans la source de sa flamme : Tanaelle du Lac.

Petit à petit il s’attela à essayer d’allumer une flamme similaire dans le regard de Tanaelle.

Tâche ardue que celle-là car la Noble Cygne louvoyait habillement baillant tantôt le chaud, tantôt le froid.

Un étincelle finit cependant par jaillir en elle, fragile et indécise, prête à s’éteindre au moindre souffle.

Odon poursuivait son projet d’évasion et se démena tant et si bien qu’il trouva une plage de galet noir qui menait à une longue galerie ténébreuse au bout de laquelle luisait une lumière intense.

Chapitre III : Le miracle des mains tendues

Odon savait que sa flamme seule n’offrirait pas la lumière suffisante pour traverser la galerie ténébreuse…

Seul le rayonnement de leurs deux flammes permettrait aux deux cygnes de gagner le pays de l’astre du jour…

Odon expliqua longuement son projet à Tanaelle et ils finirent pas décider d’entreprendre le voyage…

Sur la plage de galets noirs, Odon tendit une aile vers Tanaelle qui hésitait encore à le suivre…

Elle finit par tendres son aile vers la sienne et c’est là à l’entrée de la galerie ténébreuse que le miracle se produisit ! Les ailes prirent forme de mains et s’unirent… Ainsi main dans la main, flammes ardentes et rayonnantes éclairant les parois de la galerie, ils progressaient vers la sortie lumineuse…

Chapitre IV : Le fouet de Belzebuth

Ils progressaient naïvement, rempli de confiance sans s’apercevoir que la roche ténébreuse les épiait d’un regard mi-coléreux, mi-amusé…

Une fois qu’ils eurent atteint le mitant de la galerie, Belzebuth se dit qu’il était temps de mettre un terme à cette illusion.

D’un coup de trident incandescent, il arracha la main de Tanaelle, celle d’Odon seule ne pouvait se maintenir et disparût…

D’un coup de souffle sulfureux, Belzebuth aspira les flammes ramenant le règne des ténèbres…

Belzebuth paracheva son œuvre en punissant ses deux damnés, il brandi son fouet de feu et en deux coups secs en marqua à jamais le cœur d’Odon qui se durcit et le bec de Tanaelle qui se fendit d’une plaie qui ne se refermerait plus…

Pendant des jours on put entendre, dans tous les arcanes de l’enfer, le rire sardonique du Maître des lieux, fier d’avoir une fois de plus réussi son illusion diabolique…

Ogier La Roche
Anvers, le 2 juillet 1456

A paraître :Tome II - Le Prodige


Dernière édition par Pino le Sam 7 Fév - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:30

Citation :
[L'oiseau et le sapin]

Il y a fort longtemps de cela, il faisait froid ; l’hiver approchait. Comme a leur habitude, tous les oiseaux étaient partis vers des pays plus chauds. Mais il restait un petit oiseau qui avait une aile cassée et ne pouvait pas voler. Il cherchait partout pour voir s’il trouvait un endroit pour se tenir au chaud.
-Peut-être que les arbres de la forêt m’abriteront ? pensa-t-il.

Il sautilla donc vers la forêt. Il s’adressa d’abord au bouleau :

-Joli bouleau, dit le petit oiseau, voulez-vous me laisser vivre dans vos branches jusqu’à la bonne saison ?
-Ah ! Non ! dit le bouleau, je n’ai pas besoin de toi. Va-t-en.

Le petit oiseau voleta alors jusqu’à un grand chêne.

-Grand chêne, dit le petit oiseau, voulez-vous me laisser vivre dans vos branches jusqu’à la bonne saison ?
-Ah ! Non ! dit le chêne, tu mangeras tous mes glands. Va-t-en.

Le petit oiseau, tout triste, se mit à pleurer. Bientôt le sapin l’aperçut et lui dit :

-Pourquoi pleures-tu petit oiseau ?
-Les arbres ne veulent pas m’abriter, dit l’oiseau, et je ne peux pas voler loin avec mon aile cassée.
-Viens chez moi, dit le sapin. Tu choisiras celle de mes branches qui te plaira le mieux, tu y resteras le temps que tu voudras.
-Oh ! Merci ! , dit le petit oiseau et il s’installa sur une branche touffue bien à l’abri du vent.

Cette nuit-là, le vent du nord vint jouer dans la forêt. Il s’amusa à souffler sur les feuilles avec son haleine glacée et à les faire tomber à terre. Mais le sapin lui dit :

-J’abrite un petit oiseau blessé, je voudrais bien garder mes feuilles.
-Eh bien, dit le vent, puisque tu as été bon pour le petit oiseau, tu garderas toutes tes feuilles.

Et c’est depuis ce temps-là que le sapin garde ses feuilles en hiver.

par Pino
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:31

Citation :
[Le pont du diable]


Il y a fort longtemps, dans notre belle ville d’Anvers, les villageois voulaient construire un pont qui enjambe l’Escaut afin d’éviter de se mouiller les pied a chaque fois qu’on voulait traverser le fleuve pour aller de l’autre cote, car on ne comptait plus le nombre d’âmes et de marchandises emportées pas le courant. Hélas, aucun menuisier, n’avait assez de connaissance pour pouvoir construire un pont et chaque tentative se soldait en échec. Impossible de faire tenir une pont debout.

Jusqu’au jour ou un étranger vint proposer ses services. Il ne demandait rien, sauf d'exiger que l'âme du premier passant lui appartienne. Les villageois heureux d’avoir peut-être quelqu’un capable de construire un bon pont acceptèrent le marché, et quinze jours après, le pont était terminé.

Cependant, personne n’osait passer sur le pont de peur de perdre son âme. Les villageois pensaient que l’étranger, après plusieurs jours d’attente se lasserait, mais il n’en fut rien. L’homme passait toutes ses journée au pied du pont avec son chat noir, attendant que la première âme passe.

Apres un an, las de devoir toujours traverser le fleuve a gai alors qu’il y avait a quelques pas un pont flambant neuf, la bourgmestre de l’époque, cachée à l'autre bout du pont avec son chien, n'eut aucune peine à le faire bondir en avant lorsqu'il aperçut le chat.

Le diable, réalisant qu'il ne récolterait que l'âme d'un chien, se précipita à l'eau et il disparut.


Depuis ce temps, on a l'habitude de dire que la femme est plus rusée que le diable.
par pino
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:31

Citation :


[Quand la mort s'invite au repas]

Il y a fort longtemps à Anvers, vivait un homme que les années avaient rendu riche et sage. Yan Peeters –car c’est son nom- était le plus riche propriétaire de la région. Il était aussi très bon envers les autres villageois qui n’avaient pas eu sa chance. C’est pourquoi il n’était pas rare de le voir donner deux fois à la quête le dimanche et bien régulièrement, il tuait une bête pour l’offrir aux vagabonds Anversois. Dans le coin on avait même l’habitude de dire que les pauvres Anversois mangeaient mieux que les riches du sud.

La fin de l’hiver approchait à grands pas et comme à l’accoutumée, les préparatifs du grand feu allaient bon train. Les villageois avaient monté un monceau de vieux arbres et avaient dressé sur le sommet la sorcière de paille que l’on brûlerait pour annoncer l’arrivée du printemps. Et comme d’habitude, la cérémonie du grand feu était suivie d’un immense repas chez Yan.

Trois jours avant la fête, le viel homme pris la parole devant la foule.

- Je vous invite tous à la fête. Grands et petits, jeunes et vieux, bourgeois et journaliers, venez tous ! La maison est vaste et, à défaut de la maison, il y a la grange et, à défaut de la grange, il y a l’aire à battre. Je tuerai pour l’occasion mes plus belle bêtes et je mettrai mes plus beau tonneaux en perce.
- Venez tous ! répétait-il, venez tous !

Comme la foule commençait à se disperser, une petite voix frêle, une petite voix cassée interpella Yan.

- Moi aussi je suis invité ?
- Damné sois-je ! s’écria Yan, puisque je vous invite tous, c’est qu’il n’y aura personne de trop.

Le soir de la grande fête, tout Anvers était là. Tournant autour du grand feu dansant des farandoles, chaque villageois avait un masque pour que personne ne puisse le reconnaître. La sorcière de paille fut brûlée et avec elle l’hiver. Les chants et la musique résonnaient dans le village et sur le chemin qui menait a la demeure de Yan où de grandes tables étaient dressée pour pouvoir accueillir le plus de monde possible.

-Asseyez vous Dames en Heren prenez place.

Les villageois se mêlèrent entre eux. Quand Yan organisait des fête, il n’y avait plus de pauvres et de riches. Les classes disparaissaient, il ne restait que les villageois.

Chacun était déjà attablé devant une assiette pleine, lorsqu’un invité tardif se présenta. Il avait l’air d’un misérable. Sa souquenille de vieille toile, toute en loques, était collée à sa peau et sentait le pourri.

Yan vint au-devant de lui et lui fit faire une place.

L’homme s’assit, mais ne toucha que du bout des dents aux mets qu’on lui servait. Il s’obstinait à garder la tête baissée et, malgré les efforts de ses voisins pour entrer en conversation avec lui, il ne desserra pas les lèvres, de tout le repas. Personne ne le connaissait. Des « anciens » lui trouvaient la mine de quelqu’un qu’ils avaient connu naguère, mais qui était mort, voici beau temps.

Le repas prit fin. Les femmes sortirent pour jacasser entre elles, les hommes pour allumer une « pipée ». Tout le monde était en joie.

– Bien ! dit-il, il y aura ce soir, dans les douves des chemins aux abords de l’Escaut, des pissées aussi grosses que des ruisseaux.

Il était enchanté de lui, de ses cuisinières, de ses tonneaux de bière et de ses convives.

Soudain, il s’aperçut qu’il y avait encore quelqu’un à table. C’était l’homme à la souquenille de vieille toile.

- Ne te presse pas, dit Yan en s’approchant de lui. Tu étais le dernier arrivé ; il est juste que tu sois le dernier parti... Mais, ajouta-t-il, tu risques de t’endormir devant une assiette et un verre vides.

L’homme avait, en effet, retourné son assiette et son verre.
En entendant la parole de Yan, il leva lentement la tête. Et Yan vit que cette tête était une tête de mort.

L’homme se mit sur pied, secoua ses haillons qui s’éparpillèrent à terre, et Yan vit qu’à chaque haillon était attaché un lambeau de chair pourrie. L’odeur qui s’en exhalait, et aussi la peur, le prirent à la gorge.

Yan retint son haleine pour n’aspirer point cette pourriture et demanda au squelette :

– Qui es-tu et que veux-tu de moi ?
Le squelette, dont les os se voyaient maintenant à nu comme les branches d’un arbre dépouillé de ses feuilles, s’avança jusqu’à Yan et, lui posant sur l’épaule une main décharnée, lui dit :
– Merci, Yan ! Quand je t’ai demandé, au cimetière, si je pouvais venir ici, tu m’as répondu qu’il n’y aurait personne de trop. Tu t’avises un peu trop tard de t’informer qui je suis. C’est moi qu’on nomme l’Ankou. Comme tu as été gentil pour moi, en m’invitant au même titre que les autres, j’ai voulu te donner à mon tour une preuve d’amitié, en te prévenant qu’il ne te reste pas plus de huit jours pour mettre tes affaires en règle. Dans huit jours, je repasserai par ici en voiture et, que tu sois prêt ou non, j’ai mission de t’emmener. Donc, à mardi prochain ! Le repas que je te ferai servir ne vaudra peut-être pas le tien, mais la compagnie sera encore plus nombreuse.
À ces mots, l’Ankou disparut.
Yan Peeters passa la semaine à faire le partage de ses biens entre ses enfants. Le dimanche, il se fit apporter la communion. Le lundi, il fit une dernière grande fête. Une fête si grande qu’on venait de très loin pour y participer. Yan revut des amis de longue date qu’il n’avait plus vu depuis longtemps. La fête restât pendant longtemps dans les mémoires populaires comme la plus grosse fête jamais organisée.

Il honora sa femme plusieurs fois dans la journée de mardi et le mardi soir, il mourut.

Sa largesse lui avait valu de faire une bonne mort.

Ainsi soit-il pour chacun de nous !


[corrigé par Kot]
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:33

Récits de La Roche

Préambule de la collection.

Un jour pas si lointain, quelque part au fond d’une vallée perdue, un voyageur anversois s’endort appuyé sur une roche ancestrale…

Etrange alchimie de la nature que cette roche qui aspira les souvenirs du voyageur endormi et les glisse à l’oreille de tout autre passant qui s’y appuie…

Si vous passez par là voilà ce que vous pourriez entendre…


Tome II – Le Prodige

A Dame Lady de Magellan

Première Partie - Le récit

Chapitre Ier – Les cinq marques

Ce soir là un enfançon venait de naître en ce monde…

Ce soir là le temps était clair et une petite brise d’ouest soufflait…

Ce soir là le chant des oiseaux était particulièrement haut et clair…

Ce soir là le soleil veilla plus tard que de coutume…

Ce soir là le bonheur était palpable pour qui sait aimer…

L’enfançon repus de sa première tétée auprès de sa nourrice à la poitrine généreuse, dormait paisiblement dans un berceau d’osier finement ouvragé à l’ombre d’un baldaquin de fine dentelle brugeoise…

L’enfançon souriait aux anges dans sa belle et légitime innocence lorsque petit à petit le manteau de sa première nuit vint l’envelopper de ses velours tirant progressivement du gris au noir…

Pourtant la noirceur nocturne ne parvint pas à établir son règne comme de coutume ce soir là…car une vive lumière vint occuper la chambrette qui abritait cette nouvelle vie en projet…

Des paysans du coin racontèrent que la pièce brillait comme si on y avait allumé toutes les chandelles de la cathédrale de Bruges…

Le lendemain matin à l’aube on entendit un grand cri : la nourrice hurlait à tue-tête, redescendit l’escalier en se signant sans arrêt et criant au miracle…

Elle s’enfuit pour ne jamais revenir, il se dit qu’elle serait devenue moniale dans un carmel…

C’est alors que la mère de l’enfançons vit les marques…cinq croix d’Aristote qui ornaient les bras, les jambes et le front de cette adorable enfant qui sans rien comprendre regardait incrédule cette agitation…

La mère lui sourit, se signa et pria… petit à petit les marques disparurent sous ses yeux ébahis…

La mère, sainte femme, se borna à dire « Merci Seigneur » et sourit à cette petite fille qui ne serait pas comme les autres parce que telle avait été la volonté d’Aristote…

La mère n’en dit jamais rien sauf au curé du village…

Chapitre II - Les cinq vertus

Petit à petit, les saisons passant, l’enfant grandit et devint une magnifique jeune femme dont la beauté rayonnait et s’épanouissait un peu plus chaque jour…Beauté qui ne manquera pas d’attirer le regard des jeunes gens puis des hommes jusqu’à ce qu’un noble sire à la barbiche aussi rillante que son humeur ne parvienne à s’y faire place au soleil…

L’enfant émerveillait par son attention aux autres, toujours prêtes au service et à l’amitié mais dans la discrétion et l’enthousiasme… La femme sut apprendre à soigner les maux du corps et de l’esprit tant par l’onguent que par l’écoute attentionnée.

Rien ne créait plus de souffrance et de mauvaises humeur à cette petite que l’injustice…Elle la combattait avec force et véhémence même face à des adversaires brutaux et violents… Face à l’injustice elle ne pliait pas ce qui plus tard ferait d’elle le glaive de la justice comme Sergent de police…

Une soif insatiable d’apprendre épuisa rapidement les connaissances du précepteur et de l’abbé chargé de son éducation… Toujours elle voulait savoir et son mot favaris étais « pourquoi »… Souvent elle lassait les adultes de son entourage incapable de répondre aux questions bien placées de cette jeunette…Mais d’emblée elle ne se contentait pas de garder son savoir, elle aimait à le partager… elle passait des heures à expliquer à transmettre ce qu’elle savait aux autres, à aider ses compagnes et compagnons à comprendre ce qui leur paraissait inexplicable…La voie était tracée pour la brillante chargée de cours de l’Université de Bruges…

Mais rien de tout cela n’eut été possible sans la marque de tête, la marque frontale : celle de l’amour du prochain qui irriguait la vie de l’enfançon devenu la femme qu’Aristote avait gratifiée pour le bonheur des hommes du Prodige des cinq vertus : l’amour, la beauté, la bonté, la justice et le savoir.

La chose la plus surprenante de cette histoire est que cette femme ne se rendait nullement compte du prodige qu’elle recelait en elle...
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:33

Seconde Partie – L’œuvre.

Chapitre Ier – La genèse

Par un soir d’orage les pas d’un voyageur fatigués et gris d’humeur le portèrent jusqu’à une taverne d’Anvers…

L’accueil qu’il y reçu fut bel et bon tant et si bien que son humeur passa du gris noir au gris clair.

Cet homme sans attaches, tailleur de pierre sans ouvrage, fini par croiser cette femme qu’Aristote avait comblé de ses bienfaits.

L’homme fut éblouis par cette femme qui lui faisait la grâce de s’intéresser à lui et s’étonna de la voir douter d’elle alors qu’il la voyait lui telle qu’elle était Prodigieuse.

Cet homme que la vie avait balloté d’heurs en malheurs percevait avec une forte acuité les vertus qui jaillissaient de cette source pure…

L’homme voulu remercier cette femme en essayant de lui révéler à elle-même ce qu’elle donnait sans s’en rendre compte à ceux qui avaient le bonheur de l’approcher…

L’homme ne pouvait l’exprimer que par son art de tailleur de pierre c’est ainsi qu’il conçu de réaliser une œuvre au titre évocateur : « Le Prodige d’Aristote » : une série de cinq statuette à l’effigie de cette femme, chacune illustrant une de ses vertus.

Voici la lettre qu’il lui adressa pour lui annoncer son projet :

Citation :
Noble Dame,

N’étant pas sûr d’avoir vécu ou rêvé notre discussion en taverne, j’ai pris la précaution de ne point gagner ma couche pour tenter d’éviter le réveil et prolonger la magie.

J’ai beaucoup réfléchi à votre attitude et pris la décision de traduire ma gratitude dans la pierre (que ferais-je d’autre !) sans pouvoir aller jusqu’à la statue malheureusement.

Je n’ai point encore les matériaux nécessaires mais vous m’avez fourni l’inspiration. Pressé cependant de rendre mon idée tangible à vos yeux, je vous adresse d’ores et déjà le contenant (fort brut il est vrai) et vous demande patience et clémence pour le contenu (plus délicat je l’espère).

Votre dévoué

Ce jour là, la femme reçut un long coffre de bois brut doté de deux poignées et d’une serrure ouvragée. Sur le coffre était gravé au feu dans le bois les mots « Le Prodige d’Aristote ».

En tournant une clé un peu rouillée, elle découvrit cinq compartiments dont un central de plus grande taille que les autres. A nouveau une inscription dans le bois : « Cinq vertus en une Dame ». Les compartiments étaient vide…

Chapitre II – Le Savoir

La première statuette fut livrée le 28 mars 1456

Citation :
Voici la Vertu du Savoir, taillée dans la pierre bleue, symbole de ce qui est solide et durable comme votre soif de connaître et de faire connaître.

La femme était représentée debout, une main fine délicatement appuyée sur un gros volume ouvert déposé sur un pupitre. L’autre main, désignait de l’index un point imaginaire. Le visage gracile suivait de profil le délicat bras tendu. Le front légèrement plissé traduisait la réflexion, le regard était pétillant d’intelligence, les lèvres entrouvertes laissaient s’exprimer l’explication fournie à l'auditoire. Elle était vêtue d’une robe drapée, sans manches, similaire à celle portée dans l’Antique Grèce. Cette tenue simple et classique, dénuée de fioriture superflue permettait de mettre en évidence ce corps tendu vers le savoir et par la volonté de le transmettre à autrui.

Chapitre III – La Justice

La seconde statuette fut livrée le 5 avril 1456

Citation :
Vertu de la Justice, en granit, pierre dure et droite comme il se doit en la matière.

Cette statue illustre de vous votre sens de la Justice que traduit non seulement votre action au sein de la police d'Antwerpen mais aussi votre souci de traiter chacun sur le même pied en pure équité.

La femme était présentée debout tenant en respect un malandrin couché au sol, implorant merci. D'une main Lady pointait son épée vers le triste sire et de l'autre elle récupérait une bourse, produit de larcin.

Elle était fièrement campée sur ses jambes, elle portait une tenue proche de celle des centurions romains : une cuirasse épousant les formes de son buste frappée du Lion des Flandres. Une toge courte laissant saillir les muscles tendus des jambes et des bras marquant la détermination dans l'action.

Le visage de la femme était frappé de la certitude de la justice implacable mais nécessaire... le front haut, le regard droit et implacable, les cheveux ondulaient au vent comme la bannière de dame Thémis dont la femme incarnait le bras armé.

La seconde statuette se place à l'extrême droite du coffre car elle est faite pour être en regard de la vertu du Savoir. D'un côté le bras levé vers la gauche, de l'autre l'épée tendue vers la droite doivent poindre l'un vers l'autre.

Chapitre IV – La Beauté

La réalisation de cette statuette dut être différée car elle nécessitait une pose en tenue légère ce que l’ouverture d’esprit de la femme lui permit d’accepter aisément tant elle connaissait les pratiques artistiques de l’Antiquité ou des villes Italiennes actuelles. Tout autre fut l’approche de son fiancé qui s’inscrivit plus résolument dans l’air du temps et du lieu et fut donc plus long à convaincre…

La troisième statuette fut livrée le 5 juin 1456

Citation :
Voici la Vertu de la Beauté, taillée dans l’albâtre, roche tendre et translucide parcourue de veines allant du jaune au brun, symbole de la fragilité de la beauté et de son indissociable lien avec la nature crée par le divin et si bien traduite par lui en vostre personne.

La femme était assise sur l'herbe dans un pré fleuri au pied d'un grand chèvrefeuille en pleine floraisons.

L’auteur tenait à cette mise en scène champêtre car il voulait que la beauté naturelle de son modèle se fonde dans la nature pour illustrer son lien avec le champ de la création divine.

La femme portait pour tout vêtement un fin voile qui de son épaule parcourait sa poitrine sans pour autant la divulguer au regard et finir en s'étalant négligemment sur l'herbe. Son corps nu semblait comme resplendir au soleil d'été, ses longues jambes au galbe parfait était pour l'une comme absorbée par la prairie renforçant l'idée de la fusion naturelle, l'autre à demi pliée donnait l'impression d'un mouvement au repos.

Glissant des jambes vers le tronc via un jardin d'Eden discrètement représenté pour que sa présence soit une évidence et non une obscène mise en évidence on aboutit à une poitrine fièrement dressée comme une ode à la féminité.

Le visage tendu vers un bouquet de violette que lui présente une main fine et délicate semble rechercher le parfum de la beauté. Ce visage est élégant, souriant à la vie, le regard est rêveur tandis que l'observateur est saisi par la beauté de la cascade de la chevelure qui s'en va tomber au loin dans le dos. Un dos droit et fier charpenté autour de la colonne vertébrale qui affleure et d'épaules dont la rondeur est une invite au toucher.

Cette troisième statuette se place au côté de la première de manière à avoir un dégradé de taille entre votre personne debout tenant face au pupitre et votre personne allongée sur l'herbe. Ceci est en symétrie avec la partie droite où vous êtes d'une part accroupie au chevet du blessé et debout l'épée à la main.

Chapitre IV – La bonté

La quatrième statuette fut livrée le 9 avril 1456

Citation :
La Bonté, quatrième vertu du Prodige d'Aristote est celle qui marque de son sceaux nombre de vos actes, votre fonction d'infirmière n'en est que la partie la plus visible mais chaque personne qui vous approche en bénéficie par votre douceur, par votre gentillesse et votre attention aux autres. Vos bontés sont définitivement sans limites.

Le schiste exprime sans détour cette vertu car son côté friable indique la propention du coeur à la compassion et à l'attention bienveillante pour le prochain.

Dans la pierre fragmentée du schiste, apparaissait la scène suivante : un homme blessé couché au sol, le visage barré d'un rictus de douleur regardait la femme les yeux brillants du dernier espoir.

La femme revêtue de l'uniforme des infirmières de l'Ost de Flandre soutenait délicatement d'une main la tête du malheureux. Agenouillée, elle lui épongeait le front, son visage exprimait la plus profonde compassion, son regard franc et un doux, son sourire exprimait l'encouragement, ses cheveux tombaient vers l'avant.

Cette quatrième statuette se place au côté de la deuxième de manière à avoir un dégradé de taille entre votre personne debout tenant l'épée et votre personne accroupée au chevet du blessé.

Chapitre VI – L’amour

La cinquième statuette fut livrée le 28 juin 1456 en guise de cadeau de mariage.

Citation :
L’Amour, cinquième vertu et vertu fondatrice des autres taillée dans la pureté du marbre blanc. L’Amour maternel, l’Amour du prochain, l’Amour donné et reçu de et à l’élu resplendit en cette femme et illumine qui l’approche.

La femme se tenait debout au centre de l'œuvre réalisée en marbre blanc, somptueusement vêtue d'une robe d'épousailles magnifique. Celle-ci était entièrement de dentelle (un tour de force en sculpture) calquée sur un échantillon de dentelle « Princesse de Bruges » enserrait de près le corps de la femme. Le bas de la robe était incrusté de boutons de roses blancs et rose. Une couronne garnie des mêmes fleurs ornait la tête de la mariée. Les manches bouffantes et le bord du large décolleté était de soie (le marbre avait été longuement poli pour en donner l’aspect). Au cou de Lady scintillait un torque d’Or (réellement doré à la feuille).

Le visage attirait le regard au premier coup d’œil : il était pétillant, illuminé son regard flamboyait, ses lèvres finement dessinées entrouverte semblaient n’attendre que d’échanger un baiser, sa chevelure tombait en cascade ondulante…

Un bras était laissé le long de son corps et sa main tenait avec douceur celle d’une petite fille : vêtue d’une robe de la même dentelle que celle de sa mère mais plus un peu plus sobre. L’enfant regardait sa mère et son visage exprimait une tendre affection en lui présentant de son autre main une rose épanouie…

L’autre bras était tendu vers un homme agenouillé qui passait à son doigt un anneau doré, identique à celui qu'il portait lui-même. Cet homme, un chevalier, portait les couleurs de la Garde Comtale des Flandres. Son pourpoint était frappé du Lion des Flandres, et son visage à la barbiche soignée et bien connue était tendu vers celui de la femme à la fois admiratif et désirant.

Au pied de la mariée, un coffret finement ouvragé dont la serrure portait la Croix d’Aristote était ouvert. A l’intérieur sur un coussin on pouvait voir cinq statuette chacune d’une pierre différente : albâtre, granit marbre blanc, schiste, pierre bleue – Savoir, Bonté, Beauté, Justice et au centre l’Amour ! Les cinq vertus réunies en une Dame ! Le Prodige d’Aristote offert à cet homme, à cet enfant et à tous ceux qui approchent cette femme remarquable…

Sur la droite une cheminée dans laquelle un feu brûlait gaiement, symbole de la chaleur du foyer.

Sur la gauche une porte ouverte donnant sur une sente qui serpente au loin, symbole de l’ouverture au monde et à autrui.

Epilogue

Au terme de son oeuvre un gouffre de vide rempli le coeur du Tailleur de Pierre privé de ce qui avait annimé sa vie pendant des semaines de création fébrile.

Ce vide fut cependant combler par l'espoir d'avoir pu être le miroir de ce que cette femme bénie d'Aristote offrait au monde.

Puisse t'elle en avoir pleinement conscience pour son plus grand bonheur et celui de ceux qui l'appochent et l'approcheront...

Que ceux-ci rende grâce à Aristote pour ce Prodige qu'il nous a donné en exemple et que chacun d'entre eux avec ce qu'il est en qualité et défaut s'en inspire pour le bien qui fait parfois tant défaut.

Ogier La Roche
10 juillet 1456


Déja paru dans la même collection

T.I. L'illusion diabolique

A paraître :

T.III. Parfum de Lumière
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:34

Citation :
L’origine.

Livre I
[Le vagabond et les Hollandais.]

Il y a fort longtemps près d’Anvers, dans le monastère de Westmalle, vivaient trois moines au service d’aristote. Ils vivaient de leur dur labeur et des prières qu’ils récitaient du matin au soir. Mais ils n’étaient pas bien riche et de temps en temps il n’était pas rare que faute de pitance les trois religieux fassent jeûne pendant plusieurs jours. Seul l’eau ne leur faisait jamais défaut car ils vivaient à proximité d’un ru qui allait directement se jeter dans l’Escaut.

Ce matin là, le plus âgé des trois moines, père Peters cueillait des baies dans un bois non loin du monastère quand il aperçut un vieux vagabond, courrant par-dessus les taillis essayant tant bien que mal de semer cinq beaux et robuste chien.

- Par ici cria le père Peters venez, suivez-moi.

Le vagabond, complètement désorienté et n’ayant plus rien à perdre. Suivit le religieux qui courait vers le monastère. Il ne restait plus qu’une dizaine de mètre avant de pouvoir franchire le porche quand le vagabond trébucha. Un chien plus rapide que les quatre autres étaient déjà près a bondire sur sa proie quand le moine, n’écoutant que son courage ramassa un bâton et rossa violemment le chien qui tomba à terre raide mort. Ensuite, il aida le pauvre à se relever et se mirent tous deux à l’abri derrière les grilles du monastère.

Quelques instant plus tard un noble hollandais et toute sa coure arrivèrent aux portes du petit prieuré. Un jeune homme sortit du groupe avec un étendard orange.

- Ce vagabond à été pris entrain de voler dans les bagages de mon seigneur. De plus vous avez tué le plus beau et le plus cher chien de mon seigneur. Mon seigneur exige réparation.

- Dites à votre seigneur qu’en ce lieu saint, la loi des hommes n’a pas court et que s’il venait à pénétrer ses grilles, le comte des Flandres en serait avisé. Je pense que votre maître saura se passer d’un chien et de trois pommes. Rétorqua le père Peters.

Le jeune page retourna dans le groupe et parla longuement avec le nobliau qui semblait s’énerver. Mais a la surprise du vagabond et du moine, se fut une belle femme qui s’avança ensuite. Son visage était radieux et semblait sage et juste.

- Je suis la souveraine de Hollande dit-elle dans un français très juste avec un léger accent. Descendante de la noble lignée des d’Orange. Dans mon infinie bonté, j’ai décidé que votre cause est juste. Prenez cette bourse pour nourrire ce vagabond comme il se doit affin que lui quitte l’envie de chaparder.

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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:35

Citation :
L'origine

Livre II
[La graine]

Et ainsi fut fait. Le vagabond mangea pendant plusieurs jours à sa faim. Les moines par contre continuèrent à vivre dans la précarité.

Apres six mois, quand la bourse fut vide et que le vagabond eu tout manger et bu, il s’adressa au père Anselme.

- Pourquoi n’avez vous pas utiliser les sous pour vous ? Il y avait dans la bourse de quoi nourrire quatre personne pendant plusieurs semaines.

- Nous vivons avec ce qu’Aristote nous donne. En plus, la reine a bien dit que la bourse était pour vous nourrire.

- Pour vous remercier, je vais vous donner ça.

Le vagabond mi la main dans sa poche et en sorti une graine.

- Plantez la ou bon vous semble et prenez en soin. Je reviendrais dans plusieurs année voir ce qu’est devenue la plante.

Le clochard parti et le moines plantèrent la graine dans l’endroit le plus propice à la pousse d’une plante. Il passèrent beaucoup de temps à entretenir la graine puis la jeune pousse puis l’herbe. Et quand la graine devenu une belle plante, le vagabond fit sa réapparition.

- Mes très chers frères, voici que vous avez planté du houblon. Faites ce que bon vous semblera.

Et il repartit.


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:35

Citation :
L'origine.

Livre III
[Le divin breuvage.]

Intrigué par cette plante les moines firent venir les meilleurs herboristes du coin puis de la région puis du royaume, mais aucun ne put l’identifier.

Il décidèrent alors d’en faire un breuvage comme leur avait proposé l’un des spécialistes. Il en résulta un liquide brunâtre et fort amer. Très peu réjouit par cette nouvelle trouvaille, les moines oublièrent les deux tonneaux qu’ils avaient faits dans le fond d'une cave.

Quelques mois plus tard, en plein été, le soleil tapait très fort et le ru qui servait aux moines vint à sec. Pour ne pas périre déshydraté, les moines ressortirent les deux tonneaux et burent. Mais contrairement à leur appréhension, le breuvage s’était adouci avec le temps. Les moines reprirent alors chacun un verre, puis deux puis trois. Et plus ils en buvaient plus ils trouvaient le breuvage doux. Ils finirent les deux tonneaux sur la journée.

Le lendemain, la pluie avait fait son retour et les moines entreprirent de refaire ce liquide qui leur avait tant plut afin de le faire partager à tous les Flamands.

Le liquide fut vite adopter de tous les citoyens et fut appeler « la bière ».

Quelques années après, dans une taverne ou les trois moines avaient pris l’habitude de livré leur bière, entra le vagabond.

- Patron… une Blonde de Westmalle pour moi…




Le pere Joris et le vagabond buvant une blonde de Westmalle


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:36

Citation :
Recit d'un autre monde.


Livre I
[La rencontre]



Il existe quelque part dans de lointaines contrées, un peuple que le temps à oublier. Aucun livre, ni aucune mémoire n’y fait allusion. Cette région que les autochtones appèlent Berkëzkrääl – qui vient de Berkös vert et Zakrääl collines en ancien Loekois – est remplie de champs verdoyant et de foret majestueuses entre coupée des trois villes principales que sont Eralk (la grande) Zabela (la joyeuse) et la capitale Mirantryll (la lumineuse).

L’avantage de ne se trouvé nul par sur les cartes, c’est que personne ne convoite vos terres. Ainsi, les Berkëzois vivent depuis des centenaires sans connaître la moindre guerre. D’ailleurs il n’existe la bas aucune armée. Seul une quinzaine d’homme surveille le bon déroulement des règles mises en place par la société.
Les Berkëzois par contre avaient développé un savoir immense. Un sage avait même émis l’hypothèse que la terre serait ronde et qu’elle tournerrait autour du soleil. La société était régie par une douzaine d’érudit qui réglait tout dans l’impartialité et dans la justice.

Cette histoire se passe en l’an 1433 de notre ère. Lorsque par une belle matinée dans la ville de Mirantryll, Rosy Bodolp, une jeune et belle jeune fille mis au monde un solide petit garçon appelé Hob comme son grand-père. Il avait les même cheveux brun et bouclé que Gardo Chubb, son père.

Il existe d’étranges coutumes en Berkëzkrääl. Par exemple, lors d’une naissance, le père ne peut voir l’enfant avant la fin de la journée. C’est pourquoi Gardo passa sa matinée à flâner dans les rues à la rechercher d’une chose qui pourrait le distraire le temps de patienter jusqu'au soir.

Ce jour la fut aussi spécial, car le bruit courait dans les rues que des explorateurs auraient découvert des hommes par delà les plaines arides et qu’ils étaient revenus avec une petite délégation de ces étrangers.

Gardo, qui était de nature curieuse, se rendit dans la salle du conseil ou les érudits rencontraient les hommes venus d’ailleurs pour pouvoir mieux les connaître. Il y avait une grosse foule et Gardo qui était assez petit ne vit pas bien le petit groupe qui répondait aux questions des douze. Il monta alors sur un tonneau en équilibre pour mieux voir, mais le tonneau glissa et Gardo se retrouva à quatre pattes entre les douze et les étrangers qui éclatèrent de rire devant la scène. Le plus jeune du groupe s’avança alors vers Gardo pour l’aider à se relever.

- Appuie-toi sur moi dit-il avec un drôle d’accent je m’appelle Erril. Et comme tu dois t’en douter, mes amis et moi venons de très loin. Mais Puisque je t’ai sous la main, je pense que tu va pouvoir nous faire visiter ta région…

Gordon regarda rapidement les érudits qui lui firent signe d’accepter.

Toute la journée, il promena les étrangers dans la ville faisant découvrire les meilleurs coins de la région. Il les fit manger les meilleures spécialités. Boire la meilleure bière et fumer la meilleure herbe.

Et quand la fin de journée arriva, il les conduit dans la meilleure taverne et pris congé d’eux.

- J’ai eu un fils aujourd’hui… Il me tarde de le voir.

- Vraiment ? Si cela ne t’embête pas, je souhaiterai le voir aussi. Dit Erril.

- Mmmmm…Pourquoi pas si tu y tiens.

Et tous deux s’en allèrent dans la demeure de Gardo pour y découvrire le petit Hob qui dormait profondément.

- Je ne me lasse pas de le regarder. Gardo était tout retourné qu’on aurait dit qu’il venait de fumer toutes l’herbes des coteaux d’Eralk.

- Oui, il a des traits de sa mère et les cheveux de son père acquiesça Erril.

Il restèrent un petit temps à le contempler. Puis, Gardo sorti ses plus beaux verres et ses plus belles pipes et les deux hommes se mirent à boire et à fumer, se racontant des histoires que l’autre ne connaissait pas et ils parlèrent encore de beaucoup d’autres choses. A vrai dire, je suis sur qu’eux même n’auraient pas su dire de quoi ils avaient parlé ce soir là. La nuit était belle et Gardo s’était trouvé un nouvel ami.

Fin du Livre I


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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:36

Citation :
Recit d'un autre monde.


Livre II
[Du Nord au Sud]



Un moi s’était écoulé depuis que Erril et Gardo avaient fait connaissance et le petit groupe d’étrangers (qui ne l’était plus maintenant) préparait le voyage du retour dans leur terre. Erril entre temps était devenu le parrain de Hob.

Gardo avait offert à son ami une belle pipe et un coffret plein d’herbe à fumer. Les Berkëzois avaient aussi offert un chariot plein de bonne bière et de vivre pour la traversée des terres arides.

Apres une longue accolade, Erril et ses compagnons partirent vers le sud. Gardo les suivit des yeux aussi loin qu’il puisse les voir. Il avait le sentiment qu’il ne verrait plus jamais son ami. Il rentra chez lui, triste. Il se consola en jouant avec Hob.

Trois longues années passèrent. Hob comme tous les Berkëzois de son age savait déjà compter et savait très bien lire. Il adorait les livres et son maître d’école disait qu’il était né avec un roseau dans la main – les Berkëzois écrivent avec un roseau taillé et contenant une petite réserve d’encre – Gardo et Rosy en étaient très fier.

Le troisième jour de la décade de Zoug Amag, un messager de Zabela arriva en trombe dans la salle du conseil. Il avait la tête des mauvaises nouvelles. Il s’inclina devant les érudits.

- Je dois malheureusement vous aviser que La Joyeuse Zabela a été prise ce matin par une armée d’étrangers venus de par delà la Grande Rivière du Nord. Des hommes en arme sont entrés dans la ville et ont tué les trois gardes des lois… Les Zabeldiens demandent de l’aide de leurs voisins.

A l’annonce du cavalier, un silence glacial se propagea dans la salle pendant de longues minutes. Jamais un Berkëzois n’aurait pensé qu’une des trois villes serait attaquée un jour et aucun n’aurait pensé devoir se battre un jour pour défendre ses biens. Le plus vieux des érudits rompit le silence.

- Il faut organiser une défense. Que tous les hommes en age de pouvoir se battre se tiennent près ! Hélez tous les forgerons et menuisiers et cherchez dans les anciens livres tout ce qui pourrait nous être utile pour créer arc, flèches et épées. Envoyez aussi un cavalier à Eralk et aussi par delà les plaines arides pour demander de l’aide à nos amis du Sud. Dites-leur que Berkëzkrääl à besoin d’eux et saura récompenser ceux qui prendront les armes pour nous aider.

Des cavaliers furent envoyés et Gardo et les autres hommes en age de se battre de Mirantryll rassemblé au milieu de la ville. Chacun avait pris chez lui une arme. Ca allait du simple couteau long à la fourche. L’armée Berkëzoise ne ressemblait en rien à une armée. On aurait plutôt dis un groupe de paysan manifestant pour une quelconque affaire. Mais la, l’affaire était grave. Le groupe se mis en marche, guidé par les trois plus jeunes érudits qui avaient trouvé une dizaine de livre sur l’art de la guerre. Arrivé à une dizaine de kilomètres de la Zabela les Mirantroys pouvaient déjà voir les fumées qui s’échappaient de la ville en feu. Mais quand les deux éclaireurs que les érudits avaient envoyés revinrent, ils annoncèrent que la ville était vide. Les hommes du Nord avaient quitté Zabela et avaient contourné l’armée Berkëzoise pour fondre sur la Lumineuse Mirantryll. Les érudits firent faire rapidement demi-tour.

Quand le groupe revint dans la capitale, deux cavaliers des étrangers du Sud vinrent à leur rencontre. Les gens du Sud étaient arrivés alors que ceux du Nord étaient déjà rentrés dans la ville. La bataille fut rude et les gens du sud réussirent à reprendre la ville au nordistes prit par surprise qui étaient parti se retrancher au-dessus de la colline qui surplombait Mirantryll.

Gardo laissa la ses affaires et se précipita dans sa petite maison, prendre des nouvelles des siens. Mais quand il arriva chez lui, il s’aperçut vite que la maison était vide. Il demanda aux voisin qui lui expliquèrent que les soldats du Nord étaient passé par la et avaient enlevé Rosy et Hob. Ainsi qu’une bonne vingtaine d’autre villageois. Gardo entra dans une colère folle et se précipita dans la salle du conseil.

- Il faut les attaquer… Il faut leur reprendre ce qu’ils m’on prit !

- Calme… Répondit un érudit S’attaque de front à cette armée conduirait à notre perte. Ils sont entraîner et nous ne savons même pas nous servire d’une épée.

- Alors j’irai me battre seul. S’écria Gardo.

- Il suffit. Jeune homme je vous demanderais de sortir…

- Il a pas tout à fait tord. S’exclama un soldat du Sud que Gardo n’avait pas encor vu jusque la. Les gens du Nord on une tradition. Les champions de chaque armée se battent entre eux et celui qui gagne offre la victoire à son camp. Si vous êtes assez fou pour provoquer en duel leur champion, alors vous pourrez imposer vos conditions.

- Au point ou on en est c’est peut-être la meilleur solution. Soupira un érudit. Vu que ceux du Sud n’on qu’un petit nombre de soldat… trop peut

- Alors j’y vais de ce pas.

Gardo sorti en courant. Il s’avança vers le camp des gens du Nord.

- Etrangers… Je provoque votre champion en duel. Que le meilleur de nous deux l’emporte sur l’autre et offre la victoire aux siens.

Un homme qui semblait haut gradé s’avança.

- Tu semble bien connaître nos traditions petit homme. Sais-tu que si tu perd. Toi et les tien serez nos esclaves et devrez vous soumettre a nos loi sans résistance.

- Mais si je gagne. Je veux que vous partiez et que ceux qui on été enlevé nous soient rendu.

- Choisis bien ton arme petit homme… La vie des tien en dépendra surment. Rendez-vous demain soir au couchée du soleil.

Gardo ne pouvait plus faire marche arrière maintenant.

Fin du Livre II



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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 13 Sep - 23:37

Citation :
Recit d'un autre monde.


Livre III
[La bataile pour la libertée]



Pendant les heures qui précédaient le combat, Gardo passa son temps à écouter les conseils des gens du Sud. Il appris à se battre avec une épée et à éviter les coups de son adversaire. Mais tous ceux qui manient bien l’épée savent que cela ne s’apprend pas en un jour malgré le fait que Gardo était sans doute le Berkëzois le plus apte à se servire d’une arme. Il demanda aussi au Sudistes si Erril n’était pas venu lui aussi. Mais aucun de ceux qui étaient la ne le connaissaient.

Le soir venu, Gardo s’avança dans la plaine qui séparaient les deux camps. Il avait revêtis une armure qui lui donnait l’impression d’être plus déguisé que protégé. Son adversaire avait revêtu un heaume qui cachait entièrement son visage et portait une cote de maille. En attendant Gardo, il faisait tourner agilement son épée dans les airs. Gardo s’avança puis s’arrêta à deux mettre de son adversaire. Il pouvait entendre son souffle a travers les trous de son armure.

- Messieurs… battez-vous pour les votres avec le courage qu’ils méritent…

A la fin de la phrase, Gardo s’élança en criant sur son adversaire qui l’évita facilement. Gardo reparti a la charge en criant pour se donner du courage.

- Pour Berkëzkrääl ! Pour Rosy ! Pour Hob !

Les épées s’entre choquèrent et reconnairent plusieurs fois. Mais pour l’instant, seul Gardo avait porté des coups. Son adversaire s’était contenter de les éviter.

Le coup de Gardo qui suivit fut trop prévoyant et son adversaire en profita pour le mettre à terre. Il leva son épée pour achever Gardo mais celui ci voyant venir le coup, roula sur lui-même et se retrouva derrière son assaillant qui fit volte face rapidement. Les deux adversaires étaient debout face à face. Gardo leva une nouvelle fois sont épée et la rabattis sur son adversaire qui n’esquissa pas le moindre geste pour se défendre. Le coup de Gardo avait pénétré entre l’épaule et le cou et descendait sur quatre pouces. L’homme tomba à genoux puis s’effondra dans l’herbe rouge. Son heaume glissa et Gardo reconnu Erril. Il se pencha vers lui en lui prenant la main.

- Pardonne-moi mon ami. Murmura Erril avant de sourire une dernière fois en s’éteignant.

Très vite, des acclamations s’élevèrent du coté Berkëzois. Rosy suivie de Hob se précipita sur Gardo pour le couvrire de baisé. Les hommes du Nord, dépité mais respectueux honorèrent leurs traditions et se retirèrent. Des traités furent signés et Berkëzkrääl disparut de nouveau de la carte.

Gardo et Rosy vécurent heureux avec Hob. Et d’ailleurs, ils lui firent un petit Frère que l’on nomma Erril en souvenir paraît-il d’un homme qui vient de par delà les frontières du monde connu…


Fin du livre trois et du recit d'un aute monde.

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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Ven 3 Oct - 0:35

Citation :

Recoin perdus


Au fin fond de la forêt anversoise, vivent de drôles de petits êtres. Pas plus grand qu’un écureuil et possédant de petite oreille pointue, les Kwelgeests adorent la bonne nourriture et les grands festins. Mon histoire parle de deux d’entre eux.

Ce jour là, sur la sente qui mène de la forêt profonde au bois de Chob-Hood en passant par la clairière lumineuse… deux Kwelgeests de belle allure marchaient.

- J’ai faim, je suis fatigué.
- Ferme-la Glom ! Regarde, voilà un village !
- Miam… Qui dit village dit tartes aux airelles, beignets de courgettes naines… Miam… et terrines d’escargots au thym.
- Mmmh ! … Et jus de groseilles fermenté ! Et… hum! … et…

Kitus s’arrêta net. Les deux Kwelgeests se trouvaient maintenant dans le village désert.

- Et quoi… Pourquoi ne dis-tu plus rien, Kitus ?
- Je ne dis plus rien car ce village me semble tout d’un coup sinistre et désert et que…
- Malheureux que vous êtes !! Cachez-vous ! Mais cachez-vous !

Un autre Kwelgeest à la longue barbe blanche et au haut-de-forme vert venait d’apparaître en criant.

- Entrez vite chez moi vous mettre à l’abri ! On ne sait jamais avec ces sinistres, ils peuvent venir nous importuner à n’importe quel moment.

Il fit entrer les deux voyageurs dans sa petite maison construite au creux d’un vieux chêne.

- Asseyez-vous, vous devez avoir faim ! Dit-il en fermant la porte à l’aide d’une grosse poutre. J’ai une ratatouille aux glumes qui mitonne depuis hier soir. Vous m’en direz des nouvelles.
- Frais les champignons ?
- Glom voyons…
- Frais bien entendu. Répondit le Kwelgeest au haut-de-forme dans un rire gras. Allez tout le monde a table !

Il servit à tout le monde de belles parts sur lesquelles Glom se jeta à bras le corps.

- Aaaaah… ça fait plaisir d’avoir un peu de visite.
- Tout le plaisir est pour nous. Nous vous remercions de votre hospitalité. Répondit Kitus.
- Mmchhh… exchellents ches champignons… mais à part cha ch’est âs folichon folichon par ichi…
- Ce n’est plus mon ami… ce n’est plus ! S’empressa de rectifier leur hôte. Depuis qu’ILS sont arrivés, tout a changé ici, et le rire à déserter nos maisons. Ici au village de Garlaban, nous vivions dans le rire et la fraternité et depuis des lunes et des lunes, nous cultivons des acres de barbe de bouc, un fameux salsifis des prés ou Tragodon Pratensis, selon que l’on soit savant ou simple promeneur. Ce salsifis des prés que nous livrons par tombereaux entiers aux Barbots, nos voisins des marais visqueux. Ces derniers en tirent une boisson délicieuse qui se nomme la thouille. Et dont nous partageons la production a part égales.
- Mmmh…ça à l’air fameux… on peut goûter ?
- Hélas non… plus de thouille pour nous !
- Comment ça, plus de thouille ?
- Eh ben, figurez-vous qu’un sinistre matin, cinq étranges visiteurs, qui entre eux se nomment les Zailés, sont arrivés au village. Nous autres Kwelgeests, vous le savez, sommes des gens de bonne compagnie et notre accueil fut des plus chaleureux. Hélas, ces affreux personnages abusèrent de la thouille, tant et si bien qu’ils vidèrent nos réserves de l’hiver.
- Et vous n’avez rien dit ?!
- Bien sur que si. Nous nous sommes aussitôt lever comme un seul Kwelgeest pour protester comme il se doit…Mais ces sauvages on enlevé Saxifraga, notre herboriste et ils on disparut d’un battement d’ailes. Depuis, ils se sont réfugiés en haut de la combe noire où ils la retiennent captive afin qu’elle leur fasse à manger… Car je ne vous l’ai pas dit mais Saxifraga est une excellente cuisinière.
- La pauvre… et vous n’avez pas essayé de la délivrer ?
- Impossible, en gage de sécurité, nous devons sur produire la thouille avec les Barbots des marais. Et si nous ne livrons pas chaque semaine toute notre production, ces satanés Zailés menacent de bombarder nos masures avec des rochers.
- Il y a surment quelque chose à faire… qu’en pense-tu Glom ?
- Ce que j’en pense ?… je pense que je prendrais bien un petit dessert moi…
- Glom voyons !
- Il a raison, il ne fut pas se laisser abattre ! J’ai ci un superbe soufflé de gougnafier suprême au coulis de tartemolle.
- Impossible. Répondit Glom.
- Vous n’aimez pas le gougnafier ?!!!
- C’est pas ça… mais… je suis déjà replet… et comme dit ma tata Gradekouenne : « L’abus de gougnafier ça fait énormément grossir » Mais enfin hein, Miam ! Chomp ! Si ça peut vous faire plaisir !

Glom prit le plat et avala d’un coup le soufflé.

- Le gougnafier ! Mais oui !
- Ne me dites pas que vous en voulez aussi… il a tout englouti !
- Non non. Ce n’est pas ça, mais j’ai trouvé le moyen de sauver Saxifraga ! Je suis herboriste moi-même et je… hé ! Où allez-vous ?!

Le Kwelgeest au haut-de-forme se précipita hors de la maison

- Venez tous ! Venez tous ! j’ai trouvé deux imbéciles pour…
- Hum… Kitus se trouvait sur le pas de la porte.
- Hé hé… je… j’ai trouvé deux nobles paladins pour sauver Saxifraga!
- Ouiiii ! Bravo ! Vive eux ! Reprirent en cœur plusieurs Kwelgeests qui sortaient peu à peu de leurs maisons.

Toute la nuit, Kitus passa à faire d’étranges mélanges jusqu'à ce que…

- La tormentille n’a rien donné… Une goutte de décoction de bec de grue peut-être ?
Poutch… Une légère fumée rose s’échappa de la fiole dans la quelle il venait de verser son mélange.
- Oui ! C’est ça !
- C’est ça quoi ?…
- Ca marche avec l’erodium cicutarium. C’est super !
- Et alors ?
- Alors demain on pourra délivrer Saxifraga et donner une bonne leçon a ces Zailés.
- On ? Et puis quoi encore ?! Ca peut être dangereux tu sais et je…
- Ferme-la Glom… De toute façon, j’ai besoin de toi. Voilà ce que tu va faire…

Glom et Kitus se levèrent très tôt ce jour là. Sur le chemin qui menait aux demeures des Zailés, ils profitèrent pour répéter leur plan plusieurs fois.

- Nous y sommes… A toi de jouer Glom… fait ton féroce !

Glom se mis alors à prendre son aire le plus méchant et commença à courir après Kitus.

- Donne-moi ça tout de suite… Grrrrr….
- Aaaaah ! Au secours ! A moi ! Criait Kitus en se sauvant.

Alerter par les cris, les Zailés sortirent le bout de leur bec pour voir ce qui se passait. Le plus gros d’entre eux s’interposa entre Glom et Kitus.

- Qu’est-ce que donc tout ce raffut ??
- Protéger moi, je vous en prie. Supplia Kitus en se cachant derrière le monstre.

Glom, pas courageux pour deux sous, fit demi-tour en vites et pris ses jambes a son cou.

- Je ne sais comment vous remercier de m’avoir sauver de ce voleur. Remercia alors Kitus.
- Qui es-tu ? Que viens-tu faire par ici, microbe ?
- Confidence pour confidence, je ne fais que passer car je convoite un trésor…Un trésor inestimable que ce sagouin qui était à mes trousses voulait me dérober.
- Inestiquoi ?
- Inestimable… cet élixir de gougnagrue que je dois livrer au palais du roi des Kwelgeests
- Ca sert à quoi ton gounamachinchose ?
- A bien manger messire… C’est un produit d’une extrême rareté ! Voyez-vous, le roi des Kwelgeests a perdu l’appétit depuis longtemps. Quelques gouttes versées sur les mets préparés pour lui, tout le flacon même… et il recouvrera aussitôt l’appétit car ces mets auront alors le goût le plus exquis et le parfum le plus délicat qu’il soit au monde !
- Miam ! Ça doit être délicieux tout ça… meilleur encore que la cuisine de notre prisonnière !
- Bon ben c’est pas tout ça hein… j’ai de la route à faire moi. À la revoyure peut-être ?! Salut !
- Peut-être… héhéhé…. Où crois-tu aller comme ça, minuscule ?
- Eh ben je… hum… à vrai dire…

Deux Zailés empoignèrent Kitus qui compris vite qu’il était inutile de se débattre. Il l’emmenèrent au fond de leur village et le jetèrent dans le creux d’un arbre aménagé où il se retrouva nez à nez avec Saxifraga.

- Voilà de l’aide ! ha ha !… Tu devrais être contente. Dit le chef des Zailés dans un rire gras.
- Qui es-tu ? … Je ne t’ai jamais vu dans les parages ? S’inquiéta la Kwelgeest en aidant Kitus à se relever.
- Kitus le Kwelgeest pour te servire. Je suis venu te sauver.
- Me sauver ? Mais… Hé !! Que mettez-vous dans la marmite ?

Le Zailé s’était approché de la marmite où Saxifraga préparait sa soupe et il y versa le contenu de la fiole de Kitus.

- Tout le flacon qu’il a dit.
- Chut ! Laisse le faire ! Chuchota Kitus.
- Qu’avez-vous à rouspéter ?
- Eh ben on se disait qu’on y goutterait bien nous a cette soupe d’escargots rôtis à l’oseille.
- C’est hors de question… Ce mets de roi est uniquement pour nous ! Vous n’en aurez pas une goutte !

Le gros monstre appela ses comparses pour distribuer la soupe. Et en un rien de temps, la marmite fut engloutie. Un peu en retrait, Kitus regardait la scène en souriant.

- C’est ça bande d’affreux ! Avalez tout !…
- Il y avait quoi dans cette fiole ? lui demanda Saxifraga
- Concentré de gougnafier et de bec de grue.
- J’ai compris… j’aurais du y penser plutôt… Attendons que ça fasse effet.

Cette nuit la, les deux Kwelgeests dormirent profondément. Aux petites heures du matin, ils se levèrent et prirent la fuite.

- Hé les deux prisonniers cherchent à s’enfuire ! Halte ! Ou croyez vous allez comme ça ? Je vais vous… AAAAH !

Le Zailé s’était levé et était aussitôt tombé. Il était devenu énorme et ne parvenait plus à se mouvoir correctement. D’autres Zailés qui s’étaient aussi levé pour s’élancé à la poursuite des deux fugitifs s’effondrèrent aussi sous leur propre poids. Kitus et Saxifraga purent facilement fausser compagnie à leurs geôliers et se précipitèrent au village pour raconter leur récit.

- Ho ! Ho ! C’est trop drôle… Le gougnafier fait grossire mais mélanger à du bec de grue c’est pire. S’esclaffa le Kwelgeest au haut de forme.
- Oui, et c’est irrémédiable ! Les Zailés ne pourront plus maigrir, donc plus nous menacer.
- Formidable ! Mais tu sais Saxifraga, on serait venu te cherche hein… on avait un plan…
- Ben voyons…

Puis la vie reprit son court au village de Garlaban… on fit une énorme fête pour marque le coup et le retour de la thouille qui coula de nouveau a flots. Saxifraga, elle, certains soir de mélancolie, laissait s’envoler le papillon de ses pensées vers ce Kwelgeest charmant venu a son secours… Mais Kitus et son compagnon sont déjà loin sur la sente qui mène de la forêt profonde au bois de Chob-Hood en passant par la clairière lumineuse.

- J’ai faim, je suis fatigué !
- Ferme-la Glom !
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Pino
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Ven 12 Déc - 11:48

Citation :


[La légende de Saint-Nicolas]


[Flash back]
Les jours de chaleur était terminé depuis peu et la moisson était finie. Au bord du village, vivait une famille de pauvre gens. Un père et ses trois jeunes fils, que la mère avait quitté à l’hiver emporté par une vilaine grippe. Comme chaque année, le père envoya ses jeunes fils dans les champs pour glaner le peu de grain que les moissonneurs avaient laissés. Les heures passèrent et la nuit les surprit. Ils comprirent très vite qu’ils s’étaient perdus, mais ils continuèrent à marcher...
Soudain, l’un d’entre eux aperçut une lueur dans le lointain. Ils se dirigèrent dans cette direction et arrivèrent devant une maison isolée dans la campagne. Ils frappèrent à la porte et un homme de forte corpulence leur ouvrit.
“ Pourriez-vous nous loger ? demandèrent les enfants.
- Entrez, entrez, petits enfants, répondit l’homme, je suis boucher et je vais vous donner à souper.”
A peine étaient-ils entrés que le boucher les tua, les découpa en petits morceaux et les mit dans son saloir.
[fin du flash-back]

[7 ans plus tard]

Le temps était d‘une froidure extrême. La nuit fort sombre avait quelque chose d'irréel. Un homme, à cheval, cherchait à s'abriter avant que la neige ne commence. On lui avait rapporté une auberge dans cette campagne. Après plusieurs heures d’errance, il aperçu le bâtiment. Il se hâta dans sa direction et arriva à la hauteur de l’auberge quand les premiers flocons commencèrent à tomber. Il poussa la porte de l'établissement.

Il n'y avait encore personne à l'intérieur, hormis un homme à l'air maussade derrière le comptoir. L'endroit était assez bien éclairé, mais les tabourets et les tables semblaient avoir traversé les ages.

-"Bonjour !" dit-il avant de prendre place à une table et commanda un hypocras. On lui répondit qu'il n'y en avait point. "Une bière, alors, merci."

-"Je cherche une boucherie dans le coin" Dit-il en rompant ainsi la torpeur moite qui s’en installé depuis sont entré.

L’homme derrière son bar sembla ne pas entendre la question. Puis après une minute d’un lourd silence, il répondit "Y a bien l’vielle boucherie à deux lieux au nord d’ici, mais je vous la déconseille L’est antipathique l’boucher."

-"Merci"
L’étrange acheva sa chope et laissa une belle bourse sur la table. Dehors, la neige avait déjà tout recouvert. L’homme enfourcha son cheval et s’élança dans la nuit vers le nord. Il lui fallu un peu plus de dix minutes pour rejoindre la boucherie devant laquelle il mit pied à terre, puis tambourina sur la porte.
-"Oui! Voila voila… j’arrive."Dit le boucher en ouvrant la porte.
-"Je suis un voyageur égaré, pourriez vous m’offrir de quoi me sustenter j’ai de quoi payer en suffisance."
-"Voulez-vous un morceau de jambon ?" dit le boucher.
-"Je n’en veux pas, il n’est pas bon!"
-"Peut-être une tranche de veau ?"
-"Tu te moques de moi, il n’est pas beau ! Du petit salé, je veux avoir, qui est depuis sept ans dans ton saloir !”
Entendant cela, le boucher s’enfuit en courant.
Le'etrangé, alla s’asseoir sur le bord du saloir, il leva trois doigts et les enfants se levèrent tous les trois.


Ainsi se deroule la 1ère legende de Saint-Nicolas
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Ven 12 Déc - 11:49

Citation :
    [Fables et légendes d’Anvers]
    Livre V

    [Le voleur de chocolat ]



Antwerpen était un village paisible où il faisait bon vivre. Les journées y étaient paisibles et les soirées animées. Chaque habitant était heureux et ce bonheur participait à la renommée d'Anvers la joyeuse.
Mais depuis quelques jours, les villageois ne dormaient plus très bien. En effet, la nuit se murmuraient depuis quelques temps, d'étranges bruits dans tout le village qui ne ressemblaient ni à ceux d' un animal, ni à ceux d' un humain. Les volets se fermaient dès le crépuscule, et aucun habitant n'osait s'aventurer au dehors une fois la nuit tombée. Même les policiers anversois, pourtant d'habitude fort téméraires n'osaient plus faire leur tour de ronde dès que l'astre lunaire pointait le bout de son nez dans le ciel.

Cependant, une personne aimait la nuit, calme, déserte, opaque. La nuit était pour elle une amie, une alliée, source de tranquillité et de silence. Du moins avant que cette chose ne vienne hanter Anvers. Et malgré les bruits étranges, elle continuait ses longues promenades nocturnes, ne paraissant nullement inquiétée par le phénomène qui faisait frémir la population de la ville.

Tant et si bien qu'une rumeur se répandit a Anvers. "C'est un Sorcier" disait-on "S'il n'a pas peur des cris, c'est qu'il y est pour quelque chose!! " Tous se mirent à se méfier de lui... Cet homme, car cette personne était un homme, se sentit désavoué: depuis longtemps il veillait sur la nuit des anversois sans que ces derniers ne le sachent. Il éloignait les mauvais esprits, faisait fuir les mauvais rêves et dégageait des ondes bleues sur le sommeil des Anversois. Une nuit, une femme fit un cauchemar... Il était habituel pour lui de s'occuper d'une telle situation. D'ordinaire, il s'approchait de la maison du dormeur (ou de la dormeuse) en récitant les incantations d'usage. Mais cette fois là, il utilisa un morceau de chocolat qu'il avait volé à Bartox... Il dessina avec le morceau de chocolat, un cercle sur la porte de la maison et à ce moment là, il y eu un cri perça la nuit à l'autre extrémité du village: Qui a volé mon chocolat! cria Bartox... Devenant rouge pivoine, et par intermittence d'un exsangue mortuaire, il vacillait, complètement abasourdi par ce geste ignoble qui avait été commis. Les yeux révulsés et le cœur battant violemment il ouvrait et fouillait tous les placards de sa maison à la recherche du trésor chocolaté. Cependant, il remarqua réellement que son chocolat avait complètement disparu... Sans attendre, il sortit subitement de la maison... Oubliant complètement la raison pour laquelle il se terrait dans sa demeure depuis des jours, il se lança dans la nuit noir a la recherche de son voleur. Prenant les ruelles les plus sombres et plus mal-famées. Quand tout à coups, pas loin de là, le cri strident qui effrayait tout les villageois se fit entendre. Croyant peut-être trouver son voleur, il courut jusqu'à un attroupement de villageois entourant la demeure marqué d'un cercle écrit d'un à l'aide d'une substance brune.... Au milieu de ce cercle se tenait une marmotte géante, ou plutôt un homme vêtu d'une peau de marmotte géante. Il avait autour de la bouche la même substance que celle du cercle au sol, et se tenait le ventre se tordant de douleurs.

Pino, l'homme le plus valeureux d'Anvers, s'approcha de l'homme marmotte et lui arracha son costume. Et là, stupeur : tous les villageois entourant la maison à cette heure si tardive se mirent à crier, sous le costume se trouvait un des habitants les plus en vue d'Anvers. Ascalon, le bel Ascalon se trouvait là, par terre, gémissant de honte car il venait de se faire pipi dessus de trouille. Il marmonnait quelque chose d'inaudible comme ci,

"Argghh....argghh...aidez-moi...je...je...suis....allergique...au...cho...co...lat..."

Les anversois, pantois, regardaient le voleur sans savoir comment agir. Une des femmes de l'assistance prit son courage à deux mains et se plaça derrière Ascalon, mit ses 2 mains au niveau de son foie et exerça une brutale traction vers l'arrière. Asca se mit à vomir un jet chocolateux mais néanmoins nauséabond et s'écroula...

Barty qui avait assisté à la scène s'élança sur Asca. "C'est toi! C'est toi qui m'a volé mon chocolat! Puis il se mit à trépigner comme le font les enfants quand ils sont punis, pendant que le bel Ascalon était transporté à l'infirmerie.

Bartox a refait ses stocks depuis, et trépigne toujours autant dès qu'il est contrarié. Quand au bel Ascalon, il s'est fort bien remis de cette mésaventure puisqu'il se maria quelques temps plus tard.
L'histoire ne nous dit pas s'ils se sont réconciliés...



Par collectivité Anversoise
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Sam 4 Juil - 0:12

Recit et contes de Ghent

Citation :
HISTOIRE PREMIERE

Aux alentours de Gent
...une douce nuit de pleine lune , le vent ne se faisait même pas sentir et seuls les battements des ailes d'insectes troublaient la sérénité de l'instant...

...seuls!...

Non...car à pas furtifs ,deux ombres s'apprêtaient à entrer dans la ville.

Ombres étranges ..une massive ..sorte de géant dont la chevelure de jais brillait sous la lune. L'autre silhouette ....à quatre pattes ...loup à n'en pas douter, d'une robe aussi noire que les cheveux de jais du géant. Tous deux marchaient d'un même pas...l'un contre l'autre ..attentifs au moindre bruit alentour. Ils passèrent ensemble les portes de la ville et s'arrêtèrent.

la faible lueur d'une lanterne ,accrochée à la façade d'une taverne éclaira fugitivement le visage du Grand Homme et révéla un regard splendide!

De larges yeux magnifiques d'un bleu pénétrant et limpide illuminaient les reliefs d'une face halée et burinée.

Collé contre sa jambe ....le loup leva la tête pour le regarder et la même lueur de lanterne fit briller ses yeux vairons ....l'un vert ...l'autre noisette. Son regard exprimait une sorte de crainte et l'homme tendit la main pour le caresser ...ne crains rien ma belle ...tout va bien..lui dit-il d'une voix apaisante. La louve se détendit et mordilla doucement la main tendue... il nous faut trouver un endroit à l'abri pour cette nuit....

Tout en chuchotant ,dans un langage que seuls les animaux connaissaient,le vagabond se dirigea vers le cimetiére....

la grille rouillée grinça quand il emprunta l'allée principale en direction du grand mausolée qui se dressait au nord

Le mausolée se dressait ...masse imposante et lugubre à la lueur de la lune ...mais que craindre ici ..dans ce silence apaisant. L'homme poussa la porte et entra, suivi de la louve. Un peu de paille dans un coin ...quelques chiffons attestaient du passage de quelque vagabond. Sans dire un mot, l'homme se coucha, la louve vint se lover contre lui ...et comme dans un rêve s'endormirent dans un même battement de paupières.

Ils n'avaient que peu dormi lorsque l'homme sentit sur son visage calleux la douceur d'un rayon de soleil matinal. Il ouvrit lentement les yeux, savourant la sensation de ce réveil et de sa louve lovée contre lui, pour découvrir une petite bourse, pleine semblait-il, calée entre deux rochers saillants. Remerciant sa bonne étoile, l'homme caressa sa louve qui se réveilla à son tour et glapit en direction de son maître en guise de bonjour. Il sourit et se leva et se dirigea à pas feutrés, habitude de fripon sans doute, vers la bourse bénite qui n'avait pas bougé. Il défit les lacets, et ouvrit la bourse dans sa paume. Il écarquilla les yeux en voyant ce qu'il avait découvert.

Des piéces d'or entouraient un petit rouleau de parchemin attaché par un ruban de velours rouge serti de fils d'or...Notre homme croqua de ses dents une des pieces et l'inspecta: c'était bien de l'or...Il empocha la totalité de ces rondelles étincelantes et déroula le parchemin...un message y était écrit à l'encre noire...nous sommes là ...c'est aujourd'hui !

L'homme jeta à terre les pièces et la bourse ...regarda le soleil qui entrait dans le mausolée et appela la louve dans le coin le plus sombre. Blottis l'un contre l'autre ils regardaient la course du soleil vers eux et quand le premier rayon les toucha se regardèrent intensément. Un nuage passa devant le soleil ...et dans la pénombre on pouvait deviner le corps nu d'une femme très brune aux yeux vairons ...regardant d'un air éperdu un énorme loup au pelage de jais et aux yeux d'un bleu limpide et pénétrant.

Farfouillant dans sa besace ,La jeune femme,en sortit une jolie robe blanche qu'elle enfila prestement...et s'adressa à son compagnon qui dressait l'oreille

"Nous avons la journée pour retrouver CELLE qui nous a jeté ce sort...elle vit à Gent et elle seule peut le rompre ,...et moi seule peut recevoir sa potion!"

Dans sa robe blanche elle était éclatante,lumineuse comme le jour,lui était sombre comme une ombre mystérieuse de la nuit...Elle fit un pas,il la précéda;Ils prirent le chemin du bourg...S'approchant,ils entendaient les premières clameurs des chalands s'installant sur le marché...Il reniflait de sa truffe,elle réfléchissait...Où la trouver?sûrement pas au milieu des badauds...Ils arrivèrent à l'entrée du village...

Marchant entre les étals , la femme levait fréquemment la tête vers le soleil ....elle savait que c'est au moment où .....celà arriverait , qu'elle trouverait la femme et qu'il faudrait boire la potion. Le message disait .."c'est aujourd'hui" et les écus serviraient à payer la potion. Sa main flattait la tête du loup pour lui faire comprendre que c'était bientôt. Juste à cet instant une légère ombre oblique descendit sur la place du marché. Au même moment ...la foule des badauds leva la tête et un cri rauque se fit entendre ...cri de panique et de terreur.

Beeeeeeeuuuuuuuurkkk.........adossé contre le mur de la taverne des "neuneu", un joyeux bisounours se mis a vomir dans un tel bruit que tout le village se retourna pour voir qui pouvais se permettre de tels bruits infâme en pleine apres -midi....désolé , j'ai trop arrosé mon retour....oupsssss...que de mondes...il retourna dans la taverne en rigolant de plus belle....

le loup se précipita pour lapper les déjections et assouvir sa faim !...

la jeune fille,elle, pétrifiée et interloquée ne détachait pas ses yeux de l'ombre d'où provenait le hurlement.

Une immense chauve-souris ,toutes ailes déployées et ,curieusement , point génée par la lumiére....
RICANAIT plus fort que l'ivrogne et en un instant dissipa l'hilarité qui avait gagné la foule

...dans un silence de mort,la bête volante,aterrit prés du couple disparate formé par le loup et la belle...

replia ses ailes..et tourbillona sur elle même!

....pour devenir une magnifique femme aux yeux noirs ,à la robe noire ,le front éclairé par un diademe en argent et les doigts ornés de bagues étincelantes ,prolongés par des ongles vermillons....

toc ..toc...toc......entrée.........c'est ouvert ......Iclo se reveilla en baillant aux corneilles après une nuit très animée , il n'etait pas certain d'avoir fait se reve merveilleux , ou plutot , il esperait ne pas avoir revé cette scene avec l'espoir d ' ouvrir la porte de chez lui et voir apparaitre cette femme si belle qui lui a tenue compagnie pendant cette nuit étoilée..........
Iclo
MessagePosté le: 05 Mai 2009 15:02 Sujet du message:
qui veut faire une belle conclusion?
Iclo
MessagePosté le: 15 Avr 2009 10:01 Sujet du message:
HISTOIRE PREMIERE

Aux alentours de Gent
...une douce nuit de pleine lune , le vent ne se faisait même pas sentir et seuls les battements des ailes d'insectes troublaient la sérénité de l'instant...

...seuls!...

Non...car à pas furtifs ,deux ombres s'apprêtaient à entrer dans la ville.

Ombres étranges ..une massive ..sorte de géant dont la chevelure de jais brillait sous la lune. L'autre silhouette ....à quatre pattes ...loup à n'en pas douter, d'une robe aussi noire que les cheveux de jais du géant. Tous deux marchaient d'un même pas...l'un contre l'autre ..attentifs au moindre bruit alentour. Ils passèrent ensemble les portes de la ville et s'arrêtèrent.

la faible lueur d'une lanterne ,accrochée à la façade d'une taverne éclaira fugitivement le visage du Grand Homme et révéla un regard splendide!

De larges yeux magnifiques d'un bleu pénétrant et limpide illuminaient les reliefs d'une face halée et burinée.

Collé contre sa jambe ....le loup leva la tête pour le regarder et la même lueur de lanterne fit briller ses yeux vairons ....l'un vert ...l'autre noisette. Son regard exprimait une sorte de crainte et l'homme tendit la main pour le caresser ...ne crains rien ma belle ...tout va bien..lui dit-il d'une voix apaisante. La louve se détendit et mordilla doucement la main tendue... il nous faut trouver un endroit à l'abri pour cette nuit....

Tout en chuchotant ,dans un langage que seuls les animaux connaissaient,le vagabond se dirigea vers le cimetiére....

la grille rouillée grinça quand il emprunta l'allée principale en direction du grand mausolée qui se dressait au nord

Le mausolée se dressait ...masse imposante et lugubre à la lueur de la lune ...mais que craindre ici ..dans ce silence apaisant. L'homme poussa la porte et entra, suivi de la louve. Un peu de paille dans un coin ...quelques chiffons attestaient du passage de quelque vagabond. Sans dire un mot, l'homme se coucha, la louve vint se lover contre lui ...et comme dans un rêve s'endormirent dans un même battement de paupières.

Ils n'avaient que peu dormi lorsque l'homme sentit sur son visage calleux la douceur d'un rayon de soleil matinal. Il ouvrit lentement les yeux, savourant la sensation de ce réveil et de sa louve lovée contre lui, pour découvrir une petite bourse, pleine semblait-il, calée entre deux rochers saillants. Remerciant sa bonne étoile, l'homme caressa sa louve qui se réveilla à son tour et glapit en direction de son maître en guise de bonjour. Il sourit et se leva et se dirigea à pas feutrés, habitude de fripon sans doute, vers la bourse bénite qui n'avait pas bougé. Il défit les lacets, et ouvrit la bourse dans sa paume. Il écarquilla les yeux en voyant ce qu'il avait découvert.

Des piéces d'or entouraient un petit rouleau de parchemin attaché par un ruban de velours rouge serti de fils d'or...Notre homme croqua de ses dents une des pieces et l'inspecta: c'était bien de l'or...Il empocha la totalité de ces rondelles étincelantes et déroula le parchemin...un message y était écrit à l'encre noire...nous sommes là ...c'est aujourd'hui !

L'homme jeta à terre les pièces et la bourse ...regarda le soleil qui entrait dans le mausolée et appela la louve dans le coin le plus sombre. Blottis l'un contre l'autre ils regardaient la course du soleil vers eux et quand le premier rayon les toucha se regardèrent intensément. Un nuage passa devant le soleil ...et dans la pénombre on pouvait deviner le corps nu d'une femme très brune aux yeux vairons ...regardant d'un air éperdu un énorme loup au pelage de jais et aux yeux d'un bleu limpide et pénétrant.

Farfouillant dans sa besace ,La jeune femme,en sortit une jolie robe blanche qu'elle enfila prestement...et s'adressa à son compagnon qui dressait l'oreille

"Nous avons la journée pour retrouver CELLE qui nous a jeté ce sort...elle vit à Gent et elle seule peut le rompre ,...et moi seule peut recevoir sa potion!"

Dans sa robe blanche elle était éclatante,lumineuse comme le jour,lui était sombre comme une ombre mystérieuse de la nuit...Elle fit un pas,il la précéda;Ils prirent le chemin du bourg...S'approchant,ils entendaient les premières clameurs des chalands s'installant sur le marché...Il reniflait de sa truffe,elle réfléchissait...Où la trouver?sûrement pas au milieu des badauds...Ils arrivèrent à l'entrée du village...

Marchant entre les étals , la femme levait fréquemment la tête vers le soleil ....elle savait que c'est au moment où .....celà arriverait , qu'elle trouverait la femme et qu'il faudrait boire la potion. Le message disait .."c'est aujourd'hui" et les écus serviraient à payer la potion. Sa main flattait la tête du loup pour lui faire comprendre que c'était bientôt. Juste à cet instant une légère ombre oblique descendit sur la place du marché. Au même moment ...la foule des badauds leva la tête et un cri rauque se fit entendre ...cri de panique et de terreur.

Beeeeeeeuuuuuuuurkkk.........adossé contre le mur de la taverne des "neuneu", un joyeux bisounours se mis a vomir dans un tel bruit que tout le village se retourna pour voir qui pouvais se permettre de tels bruits infâme en pleine apres -midi....désolé , j'ai trop arrosé mon retour....oupsssss...que de mondes...il retourna dans la taverne en rigolant de plus belle....

le loup se précipita pour lapper les déjections et assouvir sa faim !...

la jeune fille,elle, pétrifiée et interloquée ne détachait pas ses yeux de l'ombre d'où provenait le hurlement.

Une immense chauve-souris ,toutes ailes déployées et ,curieusement , point génée par la lumiére....
RICANAIT plus fort que l'ivrogne et en un instant dissipa l'hilarité qui avait gagné la foule

...dans un silence de mort,la bête volante,aterrit prés du couple disparate formé par le loup et la belle...

replia ses ailes..et tourbillona sur elle même!

....pour devenir une magnifique femme aux yeux noirs ,à la robe noire ,le front éclairé par un diademe en argent et les doigts ornés de bagues étincelantes ,prolongés par des ongles vermillons....

il découvrit sur le pat de sa porte un couple de loup mort l'un sur l'autre sous eux la terre avait pris une teinte ocre... alors la fin du rêve lui revint lorsque la chauve souris se changea en femme belle et bien aprrété...

La femme au loup resta interdite elle se trouvais face à elle même... Sa raison chancela, le loup grogna et montra ses crocs. Dans sa main gauche le double tenait une fiole qu'elle agité avec un sourire malsain.

"Quel... quel est donc ce maléfice, l'on ne m'avais point dit" bredouilla la belle.
"Lequel de vous deux ?" Ricana le double. Elle regarda le loup. "je puis être celui que je veux, lequel aura sa chance et vivra à mes cotés."

Dans un souffle et une odeur de souffre aussitôt le double s'évapora et réaparrut sous les trait d'un homme au cheveux de jais.
le loup glapis de surprise.

"Quel jeux cruel nous joue tu là démon ?" pesta la femme. le démon répondit avec la voix de l'homme.
"Allons mon aimé rejoins moi... la chance ne nous seras pas offerte une seconde fois."

L'imitation était parfaite et laissa la jeune femme sans voix. Le loup lui même baisa la tête et se résigna. Alors lentement la jeune femme adressa un dernier regard au loup, et s'avança. l'homme eut ce même sourire malsain qu'avais eu le double. La belle s'agneouilla auprés du loup, l'animal plongea son regard dans le siens. Elle eut alors un triste sourire et tout deux se comprire. Prestement, sans une hésitation elle sorti un poignard des replis de sa robe, trancha le cou de la bête et se le plongea dans le cœur...
A terre tous deux se couchèrent, le loup redevins homme et les écus dans le sang tintèrent, et c'est avec leur yeux d'homme et de femmes que les amant une dernière fois se regardèrent, leur mains se rejoignirent et dans un dernier sourire la vie les quitta...

Icla alors, seul face au deux loups, versa une larme et rentra...
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Mer 2 Sep - 23:54





"Je me presente, Lionel, mascotte officielle des DeVL, je suis un genti petit lion et je suis chrager de vous presenter le programme electorale des Vlaams Leeuw. Mais tout d'abord, je vais vous presenter les personnes au combien illustres qui composent la liste."

  • Presentation

Citation :


Robert Morane, dit Bob Morane, orphelin de père et de mère, il a été élevé en Bretagne par une vieille tante. Très vite, il s'est engagé dans les armées du roi et plus particulièrement dans les services secrets.
Devenu célèbre dans tout le royaume - grâce notamment a certains troubadours – il ne pouvait plus officier dans l’armée ou il avait le grade de commandant. Avec l’ami Bill Ballantine sauvé de justesse des crocodiles, il brigue maintenant la place de capitaine de l’armée flamande.


Citation :


Qui ne connais pas Dark Vador ? Darky, comme on l’appelle entre nous, est un peut le penchant Slamatique de notre liste. Sauf que nous on la force avec nous, pas Slam (niark niark niark)


Citation :


Vous pouvez rire de son masque ridicule, de ses grandes cornes désuètes ou encore de son costume en métal, mais quand il vous aura massacré avec Corno-fulgure, dégommé avec ses Rétro-lasers et défoncé la tronche avec ses Fulguro-poing, vous ferez moins les malins.

Citation :


Le sage de l’équipe, l’expérimenté, celui qui sait tout, qui sent tout, qui analyse tout avec une justesse implacable, le doyen d’une tribu de 100 lutins tout aussi facétieux les uns que les autres. Mais en plus, il sait faire le bruit des pets avec ses dessous de bras.

Citation :


Apres le vieux crouton, le jeune con… Il a l’aire ahuris ? Timide et maladroit ? Attardé et a coté de ses pompes ? C’est pas tout affait faux, mais lui au moins, il vent à plus de 400 millions d'exemplaires, et est traduit dans 67 langues.

Citation :


Luke, est un peut le penchant Ascalique de notre liste –surtout pour la coiffure- Sauf que nous on la force avec nous, pas Asca (niark niark niark)

Citation :


Il peux se transformer régulièrement, il a les cheveux qui poussent et changent de couleur. Ca coute une burne en frais de coiffeur, mais ca fait toujours un bel effet en soirée ou quand on veut impressionner des amis.


Citation :


Mario les bons tuyaux comme on l’appelle dans le milieu, n’a pas son pareil pour éclater des tortues, trouver des champis et sauver des princesses.


Citation :


Super Man… qui n’a jamais rêvé de sortir dans la rue en pyjama, qui n’a jamais rêvé de mettre son slip par-dessus et de parader devant tout le monde, le tout sans être mort bourré. Lui, non seulement, il le fait, mais en plus il a l’air classe.


Citation :


Célèbre jeune homme a la mèche rebelle (et non houppette ridicule) Tintin est l’homme de toutes les situations. Il a été nommé Colonel dans l'armée du San Theodoros puis chevalier de l'Ordre du Pélican d'Or et encore chevalier de l'Ordre de San Fernando (si ! si ! Revoyez vos classiques) On sait pas trop ca correspond a quoi, mais en tout cas, ca pette…


Citation :


Encore un Schizo dans la bande. Apres Clark et Anakin, je vous présente Don Diego de La Vega, ou Zorro. Avec son ami mime, et son fidèle cheval, il défend la veuve et l’orphelin. Par contre, il a une fâcheuse tendance à faire des trous dans les habits des gens.

  • Programme

Citation :

  • La mise en place d'une police secrète chargée de contrôler tout ce qui n'est pas contrôlable. Cette police pourra faire des arrestations arbitraires et une place assise au premier rang lors des messes.

  • Partir a la conquête du monde (si c'est un peu trop long, le royaume suffira)

  • Création d'une section comique dans l'Ost. Cela permettra aux soldats de se déstresser et si possible de déstabiliser l'adversaire.

Citation :

  • Obligation a tout Tournaisien de porter des braies roses a poids (couleur au choix) le dimanche. Une tournante possible pourrait être instaurée avec les villes de Ghent et Bruges. A signaler que les Ghentois devraient en plus porter un chapeau assorti aux braies ainsi que serpentins et rututus – ca leur apprendra a tirer la gueule toute la journée)

  • Obligation de faire une tournée de bisous avant de sortir d’une taverne. Toute personne manquant a son devoir sera drument châtié en étant exposer sur la place publique ou tout le monde pourra allez lui faire des bisous. Cette loi s’appliquera en priorité a Sernay et Slam…

  • L’instauration des lundi au soleil.

  • La mise en place de grosses soirées échangistes Parlo-conseillère.

Citation :

  • Interdire la consommation de liqueur de fruits rouge ou tout autre alcool n'etant pas a base de houblon. Tout flamand ne buvant pas un minimum de 5 bières par jour sera poursuivit pour haute trahison.

  • L’instauration d’offrande, en victuailles, pierres précieuses et jeunes donzelles a Pino.

  • L’obligation d’appeler Pino : « votre Honorable Honoré, Respectable Respecté, Incommensurable Incommensuré Oh Sérénissime Impériale, Juste et Pleine de Magnificence Altesse Pino » (nan ch’uis pas mégalo)

  • L'autorisation a tout ceux qui le souhaitent de faire les lèche-culs, les frotte-manches et suce-pets.
    Créer un tribunal corruptible en pot de bière.

Citation :

  • Mise en place de buffet après les messes.

  • Remplacement du vin de messe par de la bière.
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MessageSujet: Re: La Bibliothèque   Mar 8 Sep - 16:43

Histoire de Schbrol

C’est au beau milieux de la foret maudite a l’est d’Anvers que vivaient 99 lutins dans leur village de coloquintes. les Schbrols.
Il y avais le Schbrol bourru :
- Moi, j’aime pas les rues.

Le Schbrol morose
-Moi, j’aime pas les roses

Le Schbrol acariâtre
-Moi, j’aime pas les acariens.

Il y avait le Schbrol renfrogné, le mal luné, le hargneux, le pessimiste, le misanthrope, le grincheux, le bougon, le ronchon,… Bref, chacun avait sa personnalité et sa place au sein de la communauté.
- Moi, j’aime pas les communautés
- Moi, j’aime pas ceux qui n’aiment pas les communautés
- Moi, j’aime pas ceux qui n’aiment pas ceux qui n’aiment pas les...

Bien sur, chaque société a ses marginaux. Ici, c’était le Schbrol sympa.

- Salut, ca Schbrol ?
- Moi, j’aime pas ce Schbrol.

Tout ce petit monde était dirigé de main de maitre par le grand Schbrol qui faisait deux mètre de haut.

Non loin de la vivait un sorcier, Gargamelle avec son chat. Ors ce jours la, le vielle homme se promenait dans la foret quand il entendu des petite voix de loin.
- Moi, j’aime pas les phrases qui commencent par moi.
- Quelqu’un veut faire une partie de Schbrol ?
- Non !

Il s’approcha doucement.
- Un autre village de lutins ! pensa-t-il « ils ont l’air encore plus terrible que les autres. Ca doit être une hallucination. » Il prit alors la fuite « je dois absolument arrêter de boire du vin le midi, ca ne me réussi pas. » conclut-il en disparaissant dans la foret épaisse.

- Moi, j’aime pas les histoire de Schbrol qui se terminent sans chute.

- Moi j’aime bien.
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